Lancé le 21 avril 1995, ERS-2 est un satellite d’observation plutôt imposant, avec sa masse de 2516 kg. Ce dernier avait été placé sur une orbite polaire à une altitude de 800 km. Du point de vue de la mission elle-même, ERS-2 est un succès puisque le satellite est parvenu pendant toute sa durée de vue à fournir des données précises sur la température des océans, et la couche d’ozone.
En 2000, alors qu’une panne de l’ordinateur de bord, ainsi que du système de contrôle des gyroscopes met fin à sa mission soeur, ERS-1, ERS-2 continue à délivrer quotidiennement sa précieuse télémétrie aux équipes au sol. Mais un an plus tard, le même problème affecte les gyroscopes à bord du satellite. L’ESA invente alors un nouveau mode d’opération “sans gyroscopes”.
L’ESA surveille la descente incontrôlée du satellite avec attention
Une première qui a fait date dans l’industrie. Mais ces problèmes à bord du ERS-2 n’étaient en fait que le début d’efforts pour tirer la mission bien au-delà de sa durée initialement prévue. En 2003, c’est la mémoire embarquée du satellite qui cesse de fonctionner – forçant la mission à se poursuivre uniquement avec les données pouvant être transmises en “temps réel”.
Ces ajustements ont ainsi emmené ERS-2 jusqu’en 2010, date où les scientifiques de l’ESA n’ont plus eu d’autre option que de débrancher la prise. Le problème, c’est qu’à cette date, le satellite embarquait encore une quantité importante de carburant.
Le risque étant qu’en cessant de surveiller le satellite, un réservoir ne finisse par exploser générant une quantité dangereuse de débris. Alors, l’ESA a décidé d’opérer la passivation du satellite, en provoquant 66 allumages de ses moteurs, tout en le plaçant sur une trajectoire assurant le satellite d’un retour dans l’atmosphère dans les 15 ans.
Depuis cette passivation, toutefois, il n’y a plus aucun espoir de contrôler la trajectoire de ce satellite – surveillé de près par l’agence. On sait ainsi que celui-ci va revenir s’écraser sur Terre dans le courant du mois de février. Le lieu exact du crash reste toutefois impossible à déterminer.
Ce qui fait évidemment courir le risque que des débris retombent dans des zones peuplées. Avec une masse de plus de 2 tonnes, il y a des chances que des morceaux arrivent entiers au sol – l’agence se garde de fournir des informations précises sur cette question.
Reste qu’avec une planète recouverte à plus de 70% par des océans, il y a tout de même plus de chances que ces débris fassent un grand plongeon dans le Grand Bleu plutôt que sur des zones habitées.
- Un satellite de l’ESA, ERS-2, devrait achever une redescente incontrôlée dans l’atmosphère dans le courant du mois.
- Ce satellite avait été passivé en 2010, et est depuis incontrôlable faute de carburant.
- Il a toutefois plus de chances de s’écraser dans l’océan que sur la terre ferme, même s’il est difficile à ce stade de déterminer ce qui va se passer vraiment.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
L énorme Satellite si il avait pu être contrôlé ! devrait pouvoir s écraser au point “NEMO”! Merci Thank you merci a vous Tous!