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Paddington au Pérou : en panne de magie ? (critique)

C’est l’heure de retrouver l’adorable ours londonien. Mais sans Paul King aux commandes, les nouvelles aventures de Paddington valent-elles le détour ?

Si 2024 a été une excellente année pour les cinéphiles, 2025 devrait être au moins aussi intéressante. Cette nouvelle année marque le retour très attendu d’un ours adoré par les spectateurs : Paddington. Incontournable outre-Manche, l’ours amateur de marmelade a investi les salles obscures en 2014. Trois ans plus tard, il était déjà de retour pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Alors forcément, l’idée de retrouver notre cher ours au cinéma pour un troisième opus cette année a de quoi nous réjouir.

En 2025, Paddington s’envole pour le Pérou. Une perspective séduisante, nous promettant monts et merveilles. Notamment visuellement. Mais ce nouveau film consacré au petit ours brun londonien a-t-il réussi à mettre des étoiles dans les yeux ? Voici ce que nous avons pensé de Paddington au Pérou.

Le plaisir de retrouver ce cher Paddington

On ne va pas mentir, retrouver l’ours le plus connu de Londres et sa famille adoptive a de quoi nous combler de joie et nous mettre du baume au cœur. On ne se lasse pas du personnage et de son univers. Quelque temps après les événements du deuxième opus, Paddington reçoit des nouvelles de sa chère tante Lucie. Celle-ci est toujours résidente dans une maison de retraite pour ours au fin fond du Pérou. Rédigée par la religieuse qui dirige d’une main de maître l’institution, celle-ci se dit préoccupée de l’état de santé de la vieille tante, qui semble s’ennuyer de son neveu préféré.

Les astres s’alignent : la famille Brown a besoin de se retrouver avant le départ de Judy à l’université et M. Brown doit se montrer plus aventurier et prêt à prendre des risques pour se faire bien voir de sa nouvelle patronne. Ni une, ni deux, Paddington et sa famille s’envolent pour le Pérou pour passer un peu de bon temps avec tante Lucie et lui remonter le moral. Mais quand ils arrivent, ils découvrent que la parente de Paddington a disparu. Plus déterminés que jamais, le jeune ours et la famille Brown vont embarquer dans une aventure rocambolesque à travers la jungle péruvienne pour retrouver Tante Lucie.

Le synopsis de Paddington au Pérou est inéluctablement charmant. Plus qu’un simple voyage, le film nous offre un récit initiatique très convaincant. Ainsi, ce nouvel opus est rempli de bons sentiments, d’idées intéressantes et de rebondissements, même si on regrette l’utilisation de trop grosses ficelles à plusieurs reprises.

Pépite visuelle

Visuellement, Paddington au Pérou nous en met plein la vue. En promettant de nous emmener à l’autre bout du monde, le long métrage a le champ libre pour nous faire rêver. Ainsi, les décors de ce troisième opus sont exceptionnels. Au cœur d’un Pérou sauvage où la nature est reine, Paddington et sa famille nous donnent envie de découvrir les temples incas et le Machu Pichu. En quête de Tante Lucie à travers la forêt amazonienne, le film a tout le loisir de multiplier les décors somptueux et autres moments spectaculaires. On s’y croirait !

Paddington au Pérou mélange habilement les prises de vues réelles et les images de synthèse pour un ours british plus beau que jamais. On aurait presque envie de serrer Paddington dans nos bras tellement le résultat est impressionnant de réalisme.

Mais il y a un manque…

Peut-être avions-nous trop d’attentes. Mais malgré la promesse de voyager jusqu’au Pérou, Paddington au Pérou n’a pas réussi à nous faire décoller. Si on a passé un très bon moment, le long métrage n’est pas au niveau des deux autres. L’absence de Paul King, le réalisateur des opus précédents, se ressent. Bien que Dougal Wilson ne démérite pas, Paddington au Pérou est plus frileux dans ses idées et beaucoup moins surprenant. Plus simple, il nous a fait moins rire et nous a moins ému. Cela n’en fait pas un mauvais film, bien sûr. Mais il y a de quoi être un peu déçu.

Finalement, Paddington au Pérou n’arrive pas à atteindre l’excellence de ses deux prédécesseurs. Il n’en reste pas moins un film sympathique et divertissant, qui devrait égayer les petits comme les plus grands et nous apporter un peu de soleil réconfortant en cette période hivernale.

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