Cette année, les réseaux sociaux Facebook et Twitter ont été particulièrement vigilants par rapport aux contenus de désinformation au sujet de l’élection présidentielle aux États-Unis. Par exemple, Twitter n’a pas hésité à censurer Donald Trump, sur certains de ses tweets, considérés comme trompeurs, au sujet des votes par correspondance.
Récemment, encore, Twitter a dû bloquer un tweet de Trump qui accusait Joe Biden de « voler » les votes. Sinon, sur certaines publications, la plateforme de microblogging affiche un avertissement indiquant que ses « allégations de fraude électorale » sont « contestées ». Et au moment où j’écris cet article, Donald Trump n’a pas encore concédé sa défaite.
Facebook, de son côté, a bloqué des hashtags liés à ces allégations, comme #StopTheSteal. Il a également bloqué des contenus liés au réseau complotiste QAnon.
En substance, alors que les réseaux sociaux étaient accusés d’avoir laissé circuler la désinformation en 2016 (Facebook a étalement été frappé par le scandale Cambridge Analytica), ceux-ci semblent vouloir se racheter avec les élections de 2020.
Parler, le réseau social où il n’y a aucune limite ?
Mais bien entendu, cela ne plait pas à tout le monde. Aussi, de nombreux conservateurs américains ont commencé à se tourner vers une autre plateforme, appelée Parler, qui promet de ne pas censurer.
« Parler est un média social non biaisé et libre d’expression axé sur la protection des droits des utilisateurs », peut-on lire sur sa page du Play Store.
Bien que ce réseau social n’affiche pas explicitement de couleur politique, celui-ci est très populaire auprès de certains conservateurs.
Une hausse des téléchargements après l’annonce de la victoire de Joe Biden
Le nombre de téléchargements de Parler a connu une hausse soudaine après l’annonce de la victoire de Joe Biden par les médias américains. D’après un article de TechCrunch, qui relaie les données de Sensor Tower, Parler était à la septième place de l’App Store aux USA samedi, puis est arrivée à la première place le lendemain.
Un phénomène similaire a été observé sur la boutique de Google. L’application est passée de la 51e place samedi à la 5e place dimanche.
Des influenceurs pro-Trump invitent leurs followers à utilise ce réseau social
Cette hausse du nombre de téléchargements serait principalement due au fait qu’anticipant un bannissement à cause de leurs contenus, des soutiens de Donald Trump ont invité leurs followers à télécharger Parler.
C’est par exemple le cas de Dan Bongino, un commentateur politique. « Si ma page est supprimée ce soir, ou dans les jours à venir, retrouvez-moi sur Parler », a-t-il écrit à ses 2,7 millions d’abonnés sur Twitter.
https://twitter.com/dbongino/status/1324527852042276864?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1324527852042276864%7Ctwgr%5Eshare_3&ref_url=https%3A%2F%2Ftechcrunch.com%2F2020%2F11%2F09%2Fparler-app-store-facebook%2F
D’après le site The Verge, qui relaie aussi les données de Sensor Tower, l’application Parler aurait eu près d’un million de nouveaux téléchargements entre le 3 novembre, jour de l’élection, et le 8 novembre.
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