Analyse : le partage d’articles sur Facebook chute, Google compense

Une analyse du spécialiste du trafic BuzzSumo confirme une tendance qui s’observe depuis plusieurs mois : le partage de contenu sur Facebook est en déclin depuis 3 ans. Les médias Pure Player en souffrent, pendant que les éditeurs historiques ciblant la qualité en profitent.

Une étude de BuzzSumo montre que sur 100M articles publiés en 2017, le partage social a diminué de moitié par rapport à 2015. Dans le même temps, la tendance inverse s’observe pour Google, qui conduit dorénavant 2 fois plus de trafic que Facebook.

Les éditeurs de contenu connaissent donc un recul du trafic en provenance de Facebook depuis bien avant que le réseau social ne décide de réduire la part de publications en provenance des médias sur le fil d’actualité. Un tendance que révèle la société d’analyse BuzzSumo, en publiant un nouveau rapport d’analyse des tendances et évolutions du partage social au cours des dernières années.

Le partage sur les réseaux sociaux en forte baisse

Ce que l’analyse de 100 millions d’articles révèle de frappant, c’est que le partage sur les réseaux sociaux est en baisse de 50% par rapport à il y a trois ans. Aujourd’hui, 90% des articles ne dépassent pas les 60 partages sur les réseaux sociaux, avec une moyenne de quatre (!) partages par article, contre huit en 2015 Ensuite, 5% du contenu publié est partagé entre 60 et 343 parts, et seul 5% restant parviennent à dépasser ce cap.

Selon BuzzSumo, de nombreux facteurs sont en jeu. La première est évidente : il y a aujourd’hui bien plus de concurrence entre les éditeurs de contenu, en particulier sur des sujets populaires comme le Bitcoin, ce qui entraîne une diminution des parts pour chaque éditeur à mesure que le nombre d’articles publiés augmente. Le partage privé via d’autre canaux tels que les emails ou Slack ont aussi le vent en poupe, et diminuent le partage public via les réseaux sociaux traditionnels. Et puis Facebook est également responsable de cette tendance, en ayant modifié l’algorithme fil d’actualités à plusieurs reprises.

A l’inverse, la part du trafic en provenance du référencement SEO de Google ne cesse de croitre. Pour la globalité des éditeurs de contenu, la part de trafic du moteur de recherche est désormais est désormais deux fois plus élevée que celle provenant des réseaux sociaux.

En revanche, les médias ne sont pas affectés de la même manière. Ceux les plus affectés sont avant tout les médias « Pure Player », qui misaient tout sur leurs pages Facebook, et qui ne cesse de voir leur trafic diminuer depuis 2015.

Mais le tableau n’est pas si noir : les éditeurs de contenus qui misent avant tout sur la qualité, qui ont connu des débuts plus difficiles, s’en sortent beaucoup mieux aujourd’hui. Aux Etats-Unis, des sites tels que The New York Times ou The Economist n’ont jamais été aussi populaires sur les réseaux sociaux qu’en 2017.

Il semblerait que la concurrence acharnée entre les éditeurs de contenu profite dorénavant aux médias traditionnels et spécialisés, qui ont affirmé leur position dans un monde saturé de contenu. Les utilisateurs des réseaux sociaux semblent plus soucieux de la qualité et de la fiabilité des contenus qu’ils lisent, et donc plus sélectifs dans le contenu qu’ils partagent.

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