Le patron de Deliveroo dément les rumeurs de rachat

Alors que des rumeurs évoquent l’intérêt d’Uber et Amazon pour Deliveroo, le CEO et cofondateur de la startup, Will Shu a finalement pris la parole pour démentir ces propos.

Deliveroo Amazon patron

© Deliveroo

Dans une interview accordée à Business Insider la semaine dernière, le patron de Deliveroo Will Shu a confirmé que la jeune pousse n’était pas à vendre pour l’instant, ajoutant que l’entrée en bourse n’aurait pas lieu dans les mois à venir.

Fondée en 2013 au Royaume-Uni, la startup spécialisée dans les livraisons de repas en vélos est estimée à plus de 2 milliards de dollars, un montant qu’elle a atteint en clôturant une levée de fonds de 98 millions de dollars l’an dernier.

« Nous ne sommes pas à vendre », affirme le patron

Interrogé par Business Insider, Will Shu déclare qu’il ne souhaite pas vendre Deliveroo dans les années à venir, confirmant également que son introduction en bourse n’aurait pas lieu tout de suite. Il ajoute au sujet des rumeurs : « Deliveroo est l’entreprise à la plus forte croissance d’Europe, donc les gens adorent parler de nous ».

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Pour rappel, Uber et Amazon ont tous deux fait part de leur intérêt pour la jeune pousse britannique. En se basant sur plusieurs sources, l’agence Bloomberg avait déclaré qu’Uber avait débuté des discussions préliminaires avec la startup, ajoutant que cette dernière souhaitait que l’offre soit « considérablement supérieure » aux dernières estimations de Deliveroo, qui sont de 2 milliards de dollars. Quant à Amazon, la compagnie de Jeff Bezos aurait établi deux contacts avec la jeune pousse en l’espace de quelques mois. De fait, les déclarations de Will Shu viennent confirmer la volonté d’indépendance dont le CEO et cofondateur de la startup avait déjà fait part auparavant.

Pour leur part, Amazon et Uber ne se sont pas exprimés sur le sujet.

Quant à l’entrée en bourse, Deliveroo avait évoqué qu’elle pourrait avoir lieu dès l’année 2019. Néanmoins, il semblerait que celle-ci ne soit pas pour tout de suite, puisque le CEO a indiqué que l’IPO n’était pas ce sur quoi il se concentrait « en ce moment ».

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Pour rappel, la jeune pousse a également été très transparente sur ses résultats de l’année 2017. De fait, celle-ci a révélé une perte avant impôts de presque 185 millions de livres, soit environ 207 millions d’euros. En France, ses ventes ont été multipliées par 2,5 à 58 millions d’euros.


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