Le conseil d’administration de PayPal a tranché. À partir du 1er mars, le géant du paiement américain ne sera plus dirigé par Alex Chriss mais par Enrique Lopes, un ancien de chez HP. À la tête de l’entreprise, l’actuel patron n’aurait pas permis de prendre suffisamment de décisions pour mettre en place des changements conformes aux attentes des investisseurs. En Bourse, avant l’ouverture des échanges, l’action PayPal a cédé plus de 17 %, à seulement 43 dollars, loin de 54 dollars la veille.
Les résultats de PayPal ont déçu, notamment les bénéfices, au quatrième trimestre 2025. Le bénéfice ajusté s’est établi à 1,23 dollar par action lors des trois mois précédents, le 31 décembre, un résultat inférieur aux prévisions des analystes qui tablaient sur 1,28 dollar. Le chiffre d’affaires du trimestre s’est établi à 8,69 milliards de dollars, loin des 8,8 milliards annoncés par les analystes. Le résultat d’une activité principale, dans le paiement, qui peine à faire face à la concurrence en hausse, notamment des banques en ligne, des fintech et des géants comme Google et Apple.

PayPal rate son trimestre le plus important
Si les investisseurs ont autant réagi à l’annonce des résultats, c’est parce que le quatrième trimestre de l’année est important. Il représente le cœur du calendrier d’une entreprise de paiement, puisqu’il regroupe à la fois la période des fêtes de fin d’année avec celle du Black Friday et de Thanksgiving aux États-Unis. Il est la période la plus importante, sur laquelle le nombre de transactions est supérieur. En ratant ses objectifs, PayPal ne pourra pas se rétablir de sitôt – il faudra attendre l’année suivante.
Le rôle d’Alex Chriss chez PayPal était pourtant de retrouver la place d’antan de la fintech, qui doit aujourd’hui faire face à la concurrence en hausse venue des GAFAM (Google et Apple notamment), mais aussi d’autres fintech et des entreprises de paiement comme Visa et Mastercard. En Europe, Klarna est aussi un important concurrent, tout comme la néobanque Revolut qui cherche à se faire une place sur les paiements en ligne, cœur de l’activité de PayPal.
À l’année, l’entreprise prévoit donc une légère baisse de son bénéfice annuel, de l’ordre de quelques pourcents, contre une croissance d’environ 8 % attendue par Wall Street. 2026 devra changer la donne pour ne pas voir les investisseurs se désintéresser davantage de l’ancien leader du marché, qui cherche désormais à ouvrir sa banque aux États-Unis et s’appuyer sur les utilisateurs de ChatGPT pour retrouver ses boutons de paiement.
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