Après 10 jours de canicule, la France respire un peu mieux… Bien que plusieurs départements sont toujours placés en vigilance orange dans le sud du pays. Si la plupart des Français apprécient la fin de cette vague de chaleur étouffante et éprouvantes, ce répit ne devrait être que de courte durée et nous ne sommes pas au bout de nos peines. Malheureusement, Météo-France redoute une nouvelle vague de chaleur pour la semaine du 6 au 13 juillet 2026.
Le président du groupe Les Mousquetaires (Intermarché, Bricomarché, Netto, Bricorama), Thierry Cotillard, tire la sonnette d’alarme : les prix de certains produits risquent d’exploser à cause de pénuries provoquées par la canicule.
Où sont les melons ?
La semaine dernière a été particulière pour tous les habitants de l’Hexagone. Alors que les températures avoisinnaient les 40°C, plusieurs rayons importants de supermarchés étaient en partie ou totalement vides. La faute à la canicule, évidemment. Mozzarella, feta, melons, tomates, glaces, packs d’eau… Tous ces produits étaient, plus ou moins, aux abonnés absents.
À la tête du groupe Les Mousquetaires, Thierry Cotillard a constaté une hausse anormale des ventes de certains produits très prisés quand il fait (très) chaud : +50% pour les glaces, +80% pour les packs d’eau, +50% pour les fruits et les légumes… “Nous avons un trafic qui est plus important, car les gens viennent chercher la fraîcheur. […] Des gens “traînent” dans les magasins, comme dans les centres commerciaux et les cinémas, à la recherche d’endroits frais et climatisés” a-t-il confié. Même son de cloche du côté de chez Picard, qui affirmait vendre “11 glaces par seconde en ce moment”. Bien sûr, les Français se sont également rués sur les ventilateurs et les climatiseurs. Si bien que plusieurs magasin connaissent des ruptures d’approvisionnement.
Mais ce n’est pas le véritable problème de cet épisode inédit. Ce sont plutôt les conséquences de ces 10 jours de canicule qui inquiètent le président des Mousquetaires. Les fortes chaleurs bouleversent indubitablement les habitudes de consommation des Français et il y a déjà des répercussions sur les productions agricoles. Par exemple, les vaches produisent 20% de lait en moins tandis que “certaines productions maraîchères risquent de ne pas sortir de terre”. Ainsi, Thierry Cotillard craint une pénurie de melons dans les trois à quatre semaines. “À ce moment-là, les prix devraient flamber. On ne sera pas à 2,60 ou 2,80 euros le melon, mais beaucoup plus cher” prédit-il. Malgré tout, il ne croit pas à un retour de l’inflation alimentaire généralisée, et déclare qu’elle sera maîtrisée.
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