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Près d’une personne sur deux prête à réaliser ce fantasme inavouable

Le plus fou, c’est qu’il est déjà possible de faire le premier pas.

Une nouvelle étude réalisée par Womanizer en partenariat avec Lucid assure que les robots sexuels tentent de plus en plus de clients potentiels. Plus précisément, ce sont ainsi pas moins de 51% des hommes qui seraient prêts à tenter l’expérience en Espagne, contre 47% aux États-Unis. Sans grande surprise, les femmes sont un peu plus timides d’après le sondage du fabricant : en France, celles-ci seraient seulement 15% à être attirées par le concept. Les non-binaires ne sont pas pris en compte dans les statistiques auxquelles nous avons eu accès.

Pour comprendre un peu plus d’où sortent ces chiffres éloquents, il faut savoir que le panel de l’étude est constitué de pas moins de 22 315 personnes. Au total, ceux-ci résident dans une quinzaine de pays différents dont l’Australie, l’Autriche, la Suisse, Taïwan ou encore le Japon. On imagine donc facilement que les résultats dans le pays du soleil levant ont par exemple pu influencer les nombres communiqués par Womanizer, sachant que les mœurs y sont bien plus libérées que dans l’Hexagone.

Faut-il dire non aux robots sexuels ?

Sur le principe, les robots sexuels ne sont à la base rien d’autre que des sextoys “améliorés”. On peut ainsi leur reconnaître tour à tour un design humanoïde, une intelligence artificielle pour communiquer avec l’utilisateur ou encore des émetteurs sonores et immersifs. Avantage : la possibilité de profiter d’un “partenaire” virtuel pour les acheteurs malchanceux en amour, qui ne savent pas comment le trouver ou passent tout simplement sous le radar de leurs congénères.

Malheureusement, il semble que pour l’instant le concept se heurte à un problème de taille : celui du consentement. En effet, comme a pu le démontrer le youtuber Cyrus North dans une vidéo tout juste partagée sur sa chaîne YouTube, certains robots sexuels sont programmés pour dire non. Comprenez que ceux qui y font appel réalisent alors un fantasme particulièrement tabou : celui de la contrainte.

Un paradoxe difficile à trancher…

Deux visions s’offrent alors. La première est celle du robot palliatif, qui soulage les patients victimes de déviance pour éviter d’éventuels débordements en société. On sait déjà que des psychiatres privilégient la castration chimique, mais cette alternative pose de sérieux risques pour la santé, avec tout de même des tumeurs du cerveau en effet secondaire potentiel. C’est aussi cette méthode qui avait été imposée à Alan Turing, à l’heure où l’homosexualité était, pour sa part, encore considérée comme une maladie.

Le souci, c’est que cette solution risque également de propager l’idée selon laquelle la question du consentement n’en est pas une. Et ce n’est clairement pas ce dont nous avons besoin en ce moment, à l’heure où les affaires de scandale sexuel continuent de faire la une par manque de prévention et d’éducation

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