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Plus de 50% des jeunes Franciliens victimes de troubles du sommeil à cause des écrans

L’Observatoire régional de la santé (ORS) publie une étude sur les causes des troubles du sommeil chez les jeunes franciliens. Le JDD y a eu accès en exclusivité. Les conclusions sont édifiantes.

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jeunes ecrans sommeil
© Pexels / Ola Dapo

Ce lundi 3 février 2020, le JDD publie en exclusivité les conclusions d’une étude menée par l’Observatoire régional de la santé (ORS) intitulée « Le Sommeil des jeunes Franciliens à l’ère du numérique ». S’il ne cible que les habitants d’Ile-de-France, ce rapport portant sur la relation des jeunes avec les outils numérique témoigne d’une tendance nationale voire internationale.

Les conclusions sont édifiantes : près d’un jeune Francilien sur cinq est « insomniaque chronique ». 29% des 15-24 ans et 23% des 25-34 ans souffrent quant à eux d’une dette de sommeil. La cause de ces troubles : les écrans et particulièrement celui du smartphone. L’ORS qualifie la situation de « préoccupante » d’autant que ces troubles « ne cessent d’augmenter » jusqu’à des « proportions épidémiques ». Bruit de sirène, lumière rouge, merci, au revoir.

« Les adolescents ne déconnectent quasiment plus »

Bobette-Matulonga, médecin épidémiologiste à l’ORS et co-auteur de l’étude, tire la sonnette d’alarme. Selon elle, le lien entre écran et troubles du sommeil n’est plus à prouver. Même si d’autres facteurs (pollution lumineuse, temps de trajets plus longs, températures) entrent en jeu, les études se suivent et se ressemblent : « 57% des jeunes de 17 ans passent au moins quatre heures par jour devant un écran, 39% au moins six heures ! » s’exclame-t-elle. Et d’ajouter :

Depuis le début des années 2000, nous observons une réduction croissante du temps de sommeil quotidien, en particulier chez les jeunes, ainsi qu’un usage de plus en plus intensif des écrans ; les deux courbes coïncident. Plus on utilise les écrans, plus on a de difficulté à dormir.

Selon Valérie Pécresse, président de la région Ile-de-France, « 85% des collégiens ont un téléphone portable, dont 67% sont des smartphones; 98% ont une connexion internet à domicile; l’âge moyen d’acquisition d’un smartphone est de 12 ans ». Vous en voulez encore ?

61% (des adolescents) n’éteignent pas leur téléphone quand ils dorment, 68% ne l’éteignent pas en cours, 74% quand ils font leurs devoirs.

Prendre des mesures

Pour Valérie Pécresse, il est temps d’éveiller les consciences face aux mutations rapide de notre société. « L’addiction aux écrans est un phénomène délétère encore mal connu, contrairement à l’addiction aux jeux vidéo, admise comme une maladie depuis juin 2018 » explique-t-elle. Des propos corroborés par Damien Léger, responsable du Centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel-Dieu (APHP) :

La réduction drastique du temps de sommeil ces dernières années est indubitablement liée à l’émergence ultrarapide des technologies numériques. Les écrans génèrent une stimulation intellectuelle et physique, à cause de la lumière bleue, qui affecte la santé. [Pour preuve] 10% des jeunes adultes franciliens prennent des somnifères […] Nous avons besoin de dormir sept à huit heures par nuit. Une dette chronique de sommeil, moins de six heures par nuit, induit un risque plus élevé de surpoids, d’obésité, de diabète de type 2, et de toutes sortes de maladies sans oublier la démotivation, les troubles de la mémoire, l’échec scolaire…

Pour changer les choses, Valérie Pécresse compte s’inspirer du Canada, pionnier en la matière, en informant lycéens, parents et enseignants sur les dangers des écrans via un programme baptisé « Connectés ». Reste que l’outil sera disponible sur la plateforme Monlycée.net, via un écran…

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