La Nasa a confirmé en marge d’une conférence de presse ce samedi qu’aucun nouveau décollage de la mission Artemis 1 pour la Lune n’est pour l’instant programmé après l’échec de ce weekend. L’énorme fusée SLS va donc retourner dans son hangar, en attendant une nouvelle fenêtre de tir – vraisemblablement courant octobre.
L’agence spatiale fait face à plusieurs problèmes, en plus des difficultés techniques autour du lanceur SLS. En effet, la fenêtre de lancement est limitée, d’autant que la Nasa ne peut pas programmer de lancement qui auraient un impact sur les missions Crew Dragon de SpaceX de ravitaillement de la station spatiale internationale.
Aucun lancement de Artemis 1 ne sera retenté dans l’immédiat
Selon la réglementation, la Nasa et ses partenaires doivent retester le système d’autodestruction de la fusée après un délai de 25 jours – même s’il est possible que l’agence obtienne une dérogation d’ici là. Mais comme l’explique le responsable de la mission Artemis Mike Sarafin “à moins que nous n’obtenions cette dérogation, il va falloir attendre”.
Depuis l’annulation du lancement ce weekend, les ingénieurs de la mission sont à la manoeuvre pour régler les derniers problèmes pouvant déboucher su un nouveau lancement avorté. Le dernier lancement a été annulé autour de 11 heures du matin ce samedi après la découverte d’une fuite potentiellement fatale de carburant – en plus d’un problème autour du système d’autodestruction du lanceur.
La fusée est en effet en partie alimentée par de l’hydrogène, et toute fuite peut déclencher une violente destruction du lanceur lorsque ce gaz très explosif entre en contact avec l’oxygène présent dans l’air. Un risque évidemment inacceptable pour une fusée qui doit à terme transporter des astronautes.
Lire aussi – NASA – la fusée Artemis 1 pour la Lune a des invités surprise
Pour l’heure les équipes de la Nasa recherchent encore l’origine de la fuite – le problème qui avait déjà été constaté lors du dernier lancement annulé de lundi dernier. Lundi 29 aout 2022, la Nasa avait en effet déjà dû annuler le lancement après avoir détecté une fuite – au demeurant nettement moins intense. Toute la question est de savoir à ce stade ce qui a pu, entre-temps, empirer la situation, malgré les efforts des ingénieurs.
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Ceux qui ont annulé le lancement du lundi 29 à cause d’un capteur de température défaillant (alors que la circulation du fluide refroidissant était semblable aux autres moteurs) doivent s’en mordre les doigt !
D’autre part, je ne comprend pas pourquoi les ingénieurs ne disposent pas d’une sorte de réservoir de test comportant la même connectique que la fusée elle même pour tester l’étanchéité de la tuyauterie sans avoir à trimballer le SLS pour vérifier sur place. C’est ballot, non ?
Attention au français : la fusée n’est pas PRES DE PARTIR. Dans cette expression, “près” est le contraire de “loin”.
De plus, on est prêt à partir (et non prêt de partir).
Il est amusant de voir avec quelle facilité les auteurs ont adopté “qu’est-ce qu’IL se passe (au lieu de ce qui se passe), alors pourquoi tant de résistance entre prêt et près ?
De même avec “que se passe t’il” !
Je sais que c’est hors sujet mais il faut arrêter de massacrer l’orthographe !
Merci à ceux qui voudront bien faire ces petits efforts.
“Merci à ceux qui voudront bien faire ces petits efforts”…
Bon courage, “Don Quichotte” 🙂
Entièrement d’accord avec votre commentaire.
(je voulais faire la même remarque sur l’emploi fautif de “prêt”. La fusée n’est pas prête et n’est donc pas près de partir.)
C’est clair, dans les médias, on est cernés par des personnes qui ne savent i écrire, ni parler correctement le français.
Et ensuite tout le monde reporte leurs erreurs.
mais à quoi loin demander aux journaleux de maitriser la langue de Molière, qd la plèbe s’exprime en langage SMS ?
A quoi bon faire des effort, on s’est compris !!!
Lamentable déchéance du savoir.
Si ce n’était que ça…
”la Nasa ne peut pas programmer de lancement qui auraient un impact”, c’est pas mal aussi.
Mais alors, autant ne pas s’attarder et changer de source!
L’orthographe est l’art des ânes, disait ma grand-mère !!!
J’aime bien la rentrée dit le maître d’école .. j’aime bien la rentrer dit maître Rocco … où est l’âne ? .. avez vous compris ? ..
Si mon institutrice de grand mére n’était pas décèdée, elle giflerai votre grand-mére pour sa bêtise…
Bien qu’également pointilleux sur l’orthographe pour de multiples raisons, je voudrais revenir sur le sujet initial. Les cycles de pression et dépressurisation, de mise en froid à chaque remplissage pourraient être la cause de l’aggravation de la fuite. D’autre-part, à budget contraint, les ingénieurs doivent parfois faire des impasses sur des tests ou des moyens d’essai. Enfin, la dangerosité de l’hydrogène semble incompatible avec l’utilisation en trafic routier.