C’est un chiffre qui fait froid dans le dos (sans mauvais jeu de mots). Les 7 jours les plus chauds sur les 100 000 dernières années sont tous concentrés entre le 1 et le 10 juillet. La semaine du 3 au 9 a particulièrement attiré l’attention des spécialistes, elle qui a été la plus chaude jamais enregistré de très loin.
Si le réchauffement climatique est évidemment pointé du doigt par l’ensemble de la classe scientifique, comment cette dernière explique les températures extrêmes de ces derniers jours ? En réalité, tout est une question de point de vue.
En effet, les températures de ces 10 derniers jours ont dépassé les 17 °C de moyenne à la surface de la Terre. À titre de comparaison Charlemagne régnait sur une planète où la température moyenne était de 12 °C.
Une nouvelle norme
Mais si l’on prend l’histoire dans l’autre sens, les 10 derniers jours ne sont pas particulièrement chauds, ils sont même plutôt frais. Car l’avenir ne nous réserve rien de bon. Dans son dernier rapport, le GIEC expliquait que l’augmentation des températures était désormais inarrêtable et qu’il fallait « limiter au maximum » le réchauffement de la planète. Les scientifiques avaient d’ailleurs appuyé sur un point, expliquant que « chaque dixième de degré compte ».
Car si la température moyenne de la Terre augmente de 1,5 °C comme les accords de Paris s’y sont engagés, alors la France ne devrait pas connaître d’épisode caniculaire avec plus de 50 °C en été. Si le réchauffement climatique mondial atteint 2 °C, les maximales en France devraient atteindre 53 ou 54 °C (au lieu de 46 °C).
Les 7 derniers jours sont donc la preuve qu’une augmentation de la température mondiale de quelques dixièmes de degré (comme c’est le cas actuellement par rapport à 1850) a déjà des conséquences désastreuses pour l’environnement. Après des années de mise en alerte, les scientifiques voient arriver les conséquences qu’ils craignent depuis 30 voire 40 ans. Ce que nous vivons n’est pas un été historiquement chaud comme la canicule de 2003 a pu l’être.
La Terre est tout simplement entrée dans une nouvelle phase de son histoire. Il faut donc s’habiter à des températures estivales supérieures à 40 °C, à de grandes sécheresses qui paralysent des régions entières, ou des orages très violents avec des pluies de grêle de la taille d’une balle de tennis.
Qui sont les responsables ?
Malgré l’accumulation des preuves, le réchauffement climatique fait encore des septiques. En règle générale il existe trois positions face au changement de notre planète. La première, la plus concernée, établit un lien clair entre les activités polluantes et le réchauffement climatique. Une autre partie de la population, consciente qu’elle aussi de cet état de fait, se dit que tout est déjà perdu, et qu’il n’est plus nécessaire de faire des efforts.
C’est justement à cette part de la population que le dernier rapport du GIEC s’adresse. Si, le moindre petit geste peut compter. Il n’est pas question d’acheter une voiture électrique ou de devenir végan, mais simplement de préférer le train à l’avion pour les vacances ou encore se rendre au travail en transports en commun pour les urbains.
Enfin, une dernière tranche de la population ne croit toujours pas au réchauffement climatique. Malgré tous les efforts mis en œuvre par les scientifiques et les pouvoirs publics, ils refusent et nient en bloc les conséquences des activités polluantes. Pour eux la Terre se réchauffe au cours d’un cycle naturel, étrangement rapide (10 000 fois plus rapide qu’à la normale) et avec une violence encore jamais vu — les changements de climat sur Terre évoluent à un rythme de 1 °C tous les 1000 ans, ici nous sommes plutôt sur 1,5 °C pour 150 ans.
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100 000 ans c’est vraiment rien pour notre planète qui a connu bien des bouleversements non liés à l’activité humaine, qui n’existait pas, comme certains veulent nous persuader ! On peut également douter des relevés faits il y a 100 000 ans sauf à être totalement dans le déni !
Encore une bel article de propagande. Et le GIEC (Nations Unis) en source ….
“Les 7 jours les plus chauds sur les 100 000 dernières années” -> merci de vous intéresser à la période 950 à 1350, vous verrez que vous écrivez une bêtise.
“attiré l’attention des spécialistes, elle qui a été la plus chaude jamais enregistré” -> les spécialistes du GIEC sont principalement des diplomates et on enregistre des données depuis fort peu longtemps -> on base toute une logique sur des faits présentés comme certains, alors que ce n’est pas le cas. Vous feriez rougir la Pravda!
“pointé du doigt par l’ensemble de la classe scientifique” -> encore un raccourci faux. Les experts ne sont de loin pas unanimes.
Sinon merci pour d’autres articles, moins partisans…
Titre déjà contradictoire 🤦
On occulte la période de réchauffement vers 1000-1400 (+1°C)
et la mini ère glacière en Europe 1400-1800 (-0.5°C)
Donc delta de 1.5°C sur ~300 ans.
C’est ce qu’on m’apprenait au collège dans les années 80.
Au moyen-âge, il y avait du vin en Angleterre et on constate que les arbres avaient une croissance plus forte (espacement des cercles de croissance)
Au XVIIème siècle, les gens “crevaient de froid”
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