C’est tout le paradoxe : alors que le marché professionnel est crucial pour le secteur des voitures électriques, tous les acteurs ne sont pas emballés par les mesures censées stimuler la transition vers des modes de transports plus propres. Parmi eux, les loueurs comme Europcar, Sixt, et consorts, qui n’hésitent plus à exprimer leur désarroi face à un cadre réglementaire de plus en plus contraignant.
Une proposition de Loi de Damien Adam propose d’imposer 20% de voitures électriques dans le parc des loueurs en 2024. Un chiffre qui semble difficile à atteindre, étant donné que ces derniers n’ont en moyenne électrifié que 6% de leur parc, à date. Le texte va pourtant plus loin et vise 30% en 2025 et 95% en 2032. En outre, les hybrides ne sont plus une alternative, le texte visant surtout d’imposer des modèles électriques.
Les loueurs de courte durée répondent par des contre-propositions
Si les loueurs boudent autant la catégorie, c’est que leurs clients choisissent finalement très peu les voitures électriques. Comme le révèle Les Echos le taux d’utilisation de ces modèles est inférieur à 50%, ce qui n’incite pas vraiment les acteurs du secteur à passer la première. Du coup, des associations représentatives comme Mobilians, la fédération patronale ou l’ONG Transport et environnement proposent des alternatives.
Il faut dire qu’au faible appétit des clients s’ajoute la réalité des loueurs de courte durée qui renouvellent très fréquemment leurs véhicules, environ tous les six mois. En vertu de cette pratique, ils demandent donc une exception leur permettant d’afficher un taux inférieur sur les premiers paliers. Sur l’objectif d’approcher les 100% en 2035, ils estiment l’ambition irréalisable.
Dans les colonnes des Echos, Jean-Philippe Doyen, président de la branche mobilité partagée de Mobilians, la fédération de la réparation et des services automobiles, explique : « Seuls les propriétaires de voitures électriques sont prêts aujourd’hui à louer une voiture à batterie, soit 2 à 3 % du marché aujourd’hui. Ce taux devrait être d’environ 15 % en 2030, il faut donc que l’objectif qui s’applique à nous en soit proche à la fin de la décennie ».
Autre proposition : mettre en place des mesures incitatives pour pousser les entreprises à préférer les voitures non polluantes dans leurs locations de courte durée. Par exemple en faisant entrer ces locations dans leurs quotas.
- Alors qu’une loi veut forcer les loueurs courte durée à atteindre 20% de voitures électriques dans leur flotte, les intéressés expriment leurs désarroi.
- Faute d’appétit des clients la moyenne est actuellement plutôt autour de 6% – les loueurs soulignent que ce sont surtout les propriétaires de voitures électriques qui optent pour ce type de locations.
- Les acteurs du secteur répondent par des contre propositions prenant en compte les spécificités de leur activité, comprenant des taux réduits, et des mesures d’incitation pour les entreprises faisant de la location courte durée.
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“les voitures non polluantes” ? c’est à dire? si vous pouviez arrêter avec la propagande mythomane, ce serait formidable