Cela fait quelques années que le système eCall s’est immiscé à bord des voitures vendues dans toute l’Europe. Lors d’un accident de la route, il se déclenche automatiquement (mais peut également être activé manuellement) pour contacter le 112. Il transfère même votre localisation, l’heure ainsi que le numéro d’immatriculation pour faciliter l’intervention des secours. Mais seulement 5 ans après la mise en place de ce système de communication d’urgence sur le Vieux-Continent, il est menacé.
En effet, le système eCall s’appuie sur les réseaux 2G et 3G, que les opérateurs télécoms veulent éteindre dans tous les pays d’Europe. Selon La Tribune, les constructeurs automobiles et les opérateurs télécoms se sont donc engagés dans un véritable bras de fer.
Que va devenir le système eCall ?
Obsolètes, coûteux et énergivores… Les réseaux 2G et 3G n’ont que des défauts, à en croire les opérateurs télécoms. Ce qui explique leur volonté de les éteindre dans les prochaines années. Pourtant, ils permettent de gagner du temps en cas d’accidents de la route et de potentiellement sauver des vies. Effectivement, à l’heure actuelle, plus de 30 millions de voitures européennes sont équipées du système eCall, qui utilise les réseaux 2G ou 3G.
Suite à la demande des constructeurs automobiles, la Commission européenne se penche sur la question et a mandaté le cabinet d’études espagnol Idiada pour réaliser une enquête sur les conséquences de la fin des réseaux 2G et 3G en Europe sur la filière automobile.
Si le cabinet d’études recommande de couper la poire en deux, avec le maintien d’un réseau 2G par pays membre de l’Union européenne, aucune décision n’a encore été prise. En France, le ministère de l’Économie précise que le gouvernement n’a aucun moyen légal pour empêcher les opérateurs télécoms de fermer les réseaux 2G et 3G.
Malgré la situation d’urgence, La Tribune fait état de nombreuses incohérences de la part de Bruxelles. L’Europe aurait une certaine responsabilité dans toute cette affaire, étant donné qu’elle aurait mis du temps à valider la norme 4G, qui est aujourd’hui la référence en matière de communications. Aussi, les opérateurs télécoms précisent que les constructeurs automobiles étaient prévenus depuis un moment et qu’ils n’ont pas anticipé cette fermeture des réseaux. Ainsi, de nombreux véhicules ont continué d’être vendus dans toute l’Europe avec des connectivités 2G et 3G, et ce, malgré l’éventualité de la ferme de ces réseaux obsolètes.
Ainsi, il est difficile de savoir ce que deviendra le système eCall. Un nouveau système de communication d’urgence pourrait voir le jour d’ici à 2026. Mais les véhicules équipés du système actuel devront passer par le garage pour le remplacer. Autre possibilité ? Le maintien de ces réseaux pendant encore une quinzaine d’années. Mais on doute que les opérateurs télécoms laissent une chance à cette éventualité. Pour faire plus simple, mais loin d’être une solution vraiment satisfaisante, l’obligation européenne de ce dispositif pourrait être supprimée…
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