- Le DSA entre en vigueur le 25 août 2023 dans l’Union Européenne
- Si les grandes plateformes ne le respectent pas, ils peuvent écoper d’une amende et se voir bloquer sur le Vieux Continent
- Les plateformes devront, notamment, effacer immédiatement tous les contenus haineux
Pour les réseaux sociaux, les règles changent dès le 25 août prochain au sein de l’Union Européenne. Effectivement, ce jour marque l’entrée en vigueur du fameux DSA (Digital Services Act) et les grandes plateformes, comme Twitter, TikTok ou encore Snapchat, vont devoir revoir leur fonctionnement intégral sur le Vieux Continent. Le but ? Les responsabiliser et ne plus leur permettre de se dédouaner à coup de “nous ne sommes que des intermédiaires”.
L’entrée en vigueur imminente du DSA est, d’ailleurs, l’une des raisons pour Meta de ne pas (encore) lancer officiellement Threads chez nous. Si bien que le réseau social de Mark Zuckerberg est actuellement bloqué dans l’Hexagone et les pays voisins.
Concrètement, le DSA obligera les plateformes à ne plus promouvoir les fake news, les discours dangereux, haineux ou appelant à la violence via leurs algorithmes. Effectivement, ces derniers poussent ce genre de contenus viraux à des fins pécuniaires.
En cas de non-respect du DSA, les réseaux sociaux pourraient bien être bloqués en France et dans toute l’Union Européenne. C’est, en tout cas, ce que rappelle Thierry Breton, le commissaire européen au Marché intérieur. “Si les plateformes n’agissent pas immédiatement, alors oui, on pourra à ce moment-là non seulement donner une amende mais interdire l’exploitation sur notre territoire” a-t-il confié au micro de Franceinfo.
La chasse aux contenus haineux
Parmi les changements apportés par le DSA, les plateformes devront améliorer leur modération des contenus. Ainsi, les réseaux sociaux seront dans l’obligation d’effacer à l’instant tous les “contenus haineux, les appels à la révolte, à tuer des individus, à brûler”. Il est difficile de définir réellement un contenu haineux et il est plutôt question de contenu illicite. En réalité, le DSA permet simplement un approfondissement des pratiques actuelles.
En effet, les plateformes modèrent déjà des millions de contenus. “Ce qu’apporte le DSA, c’est la possibilité de leur demander des comptes sur la manière dont elles le font” précise Sophie Jehel, professeure en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris 8, pour 20minutes. Globalement, les réseaux sociaux devront prendre leurs responsabilités et faire preuve de plus de transparence.
Malgré les propos de Thierry Breton, il est important de préciser qu’il n’est pas question qu’un État se prononce sur le contenu d’une publication. La Commission européenne sera simplement en charge de contrôler que les réseaux sociaux font leur possible pour éviter l’apparition de “risques systémiques” (contenus illicites, atteintes aux personnes, atteintes au déroulé des élections et à l’ordre public et l’atteinte aux droits fondamentaux).
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Vous avez fumé en publiant cet article que les réseaux sociaux seront bloqués dès le 25 août ?
Le DSA n’a pas prévu de bloquer les réseaux sociaux si seulement vous auriez dû ne pas publier !