L’assistant Albert, développé par l’administration et testé par 48 maisons France Services, est finalement recalé. Celui-ci a été conçu pour aider les conseillers de France Services à assister les citoyens dans leurs démarches. L’idée était de développer une IA capable de puiser l’information dans des sources de données fiables, pour répondre aux questions des conseillers, afin d’aider ceux-ci dans leur travail. Et l’objectif était de généraliser l’utilisation de cet assistant développé en interne, une fois les tests terminés.
Néanmoins, il semble que l’assistant n’a pas donné les résultats escomptés. Et, de ce fait, selon AFP, la Direction interministérielle du numérique (Dinum) a confirmé que l’État a décidé de ne pas généraliser l’utilisation de cet assistant “dans sa forme actuelle”. La raison ? L’AFP évoque des critiques envers le fonctionnement de cette IA, et des problèmes techniques ainsi que des réponses inexactes qui auraient été pointées du doigt par des organisations syndicales.
D’autres technologies seront conservées
Néanmoins, si l’assistant testé par les maisons France Services est recalé, la Dinum affirme que “la majorité des projets expérimentaux regroupés sous la marque Albert sont désormais pérennisés et pleinement opérationnels”. En effet, en plus de cet assistant, il y a d’autres projets, comme une interface de programmation ou API “Albert”, qui peut communiquer avec d’autres assistants d’IA. Par ailleurs, l’État n’a pas abandonné “Albert Conversation”, qui est devenu un assistant IA qui exploite les modèles d’intelligence artificielle de la société Mistral.
Cet autre produit est actuellement testé par 10 000 agents au sein des ministères. Cette année, le gouvernement devra faire le bilan de cette autre expérimentation, puis étudier le coût d’une éventuelle généralisation dans l’administration. Alors que l’assistant testé par France Services avait une fonction précise, le produit basé sur les technologies de Mistral est plus polyvalent. Et celui-ci pourrait servir d’alternative à d’autres IA comme ChatGPT ou Gemini au sein de l’administration.
- La France a développé un assistant IA appelé Albert, qui a été testé par des maisons France Services
- Albert devait aider les conseillers à assister les citoyens dans leurs démarches
- Mais la Dinum indique désormais que cet assistant ne sera pas généralisé dans sa forme actuelle
- En revanche, l’État conserve d’autres projets regroupés sous la marque Albert, dont une API et un autre assistant qui s’appuie sur les technologies de Mistral
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