C’est une décision dont LinkedIn se serait bien passé. Le réseau social professionnel vient d’écoper ce jeudi 24 octobre d’une amende de 310 millions d’euros pour avoir enfreint le règlement européen sur la protection des données (RGPD) en matière de publicité ciblée.
Une affaire vieille de six ans
C’est la Commission irlandaise pour la protection des données (DPC), agissant comme intermédiaire de l’Union européenne, qui a prononcé de jugement. L’autorité exige désormais que la plateforme de Microsoft mette son traitement des données en conformité avec la législation dans les trois mois qui viennent.
Ce verdict fait suite à une plainte déposée en 2018 par l’association française de défense et de promotion des droits et libertés sur Internet, la Quadrature du Net. Elle avait pour l’occasion réuni 12 000 personnes et dénonçait également des sociétés telles que Google, Apple, Facebook et Amazon.
L’organisation tricolore demandait notamment “l’interdiction des traitements d’analyse comportementale et de ciblage publicitaire” et ciblait certaines clauses et configurations problématiques.
Commentant la décision, le commissaire adjoint à la protection des données, M. Graham Doyle, a expliqué :
La légalité du traitement est un aspect fondamental de la loi sur la protection des données. Le traitement de données à caractère personnel sans base juridique appropriée constitue une violation claire et grave du droit fondamental de la personne concernée à la protection des données.
Mis en cause, LinkedIn n’a pas manqué de réagir. Cité par Techcrunch, le réseau social souligne ainsi :
Aujourd’hui, la Commission irlandaise de protection des données (DPC) a pris une décision finale sur les plaintes de 2018 concernant certains de nos efforts de publicité numérique dans l’UE. Bien que nous estimions avoir été en conformité avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD), nous travaillons pour garantir que nos pratiques publicitaires respectent cette décision avant la date limite fixée par la DPC.
Il s’agit en tout cas d’une sanction relativement importante qui place la plateforme dans le top 10 des plus grandes sanctions du RGPD contre de grandes sociétés technologiques. C’est également la plus grande amende reçue par le réseau social depuis sa création.
Le RGPD tape au portefeuille des GAFAM
D’après une étude de la société NordLayer, maison-mère de NordVPN concernant l’application du RGPD, ce règlement a débouché sur plus de 2000 sanctions. Au mois de mars 2024, le total des amendes infligées dépassait les 4,5 milliards d’euros. Parmi les sociétés qui en ont le plus fait les frais, nous retrouvons des géants du web bien connus, tels que Meta et Google. Plus d’informations ici.
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Et on ne parle pas de la prostitution ?
Étonnant de votre part …….