Personne n’y échappe. Les publicités ponctuent maintenant les programmes des trois plateformes de streaming principales : Netflix, Disney+ et Prime Video. La période de lune de miel avec les plateformes de streaming est désormais terminée. Le vent tourne et les stratégies évoluent. Malheureusement, elles ne sont pas en faveur des abonnés.
L’ère du streaming bon marché est dorénavant derrière nous. En modifiant leur modèle économique, les plateformes espèrent renflouer les caisses. Elles font, par la même occasion, le bonheur des annonceurs qui voient en l’arrivée inévitable des publicités une véritable mine d’or.
Le choix inévitable ?
En novembre 2022, Netflix ouvre le bal en lançant son offre avec publicité. Si l’idée fait froncer les sourcils de plusieurs personnes, elle séduit de nombreux utilisateurs qui acceptent ces réclames contre quelques euros en moins sur leur facture mensuelle. Cette initiative permet à la plateforme au N rouge de gagner plusieurs millions d’abonnés, ce qui n’est pas à négliger. Un bon filon auquel Disney+ n’a pas pu résister. Un an après Netflix, la plateforme de streaming de Mickey lance, aussi, son offre avec publicité, à prix plus avantageux. Et en profite pour proposer une nouvelle formule premium, plus chère, bien évidemment.
Amazon devait sentir bien seul et a donc pris le pli de ses concurrents. À une différence près… La plateforme de streaming de Jeff Bezos impose la publicité à ses abonnés. Là où Netflix et Disney+ proposent une formule moins chère, Prime Video ajoute une option à 1,99 euro pour ne pas subir les publicités. Une légère différence qui est plutôt maligne étant donné qu’on imagine que beaucoup d’abonnés n’auront pas le courage de faire la manipulation et de payer pour se passer des publicités.
Ce revirement de situation peut s’entendre. Pendant un temps, les plateformes de streaming étaient nouvelles et excitantes. Les amateurs de films et de séries découvraient une nouvelle manière de consommer des contenus, à prix alléchant, sans publicité, avec une certaine liberté et avec un catalogue qui donne le tournis. Mais les années sont passées et l’étincelle n’est peut-être plus là. Les plateformes de streaming sont de plus en plus nombreuses sur le marché, les programmes originaux font de moins en moins rêver les abonnés et surtout, les consommateurs sont déjà tombés dans leurs filets. Il n’est donc plus question de séduire de nouveaux abonnés potentiels et il faut donc changer son fusil d’épaule.
En proposant des offres avec de la publicité, les plateformes de streaming s’ouvrent à une nouvelle cible, au budget plus serré et aux exigences moindres. De quoi faire grossir leur nombre d’abonnés. Pour Netflix, la publicité a été un pari gagnant. Six mois après son lancement, la nouvelle offre aux coupures publicitaires de la plateforme au N rouge a séduit 5 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans le monde, avec un âge moyen de 34 ans.
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Enfer des abonnés, paradis des annonceurs
L’arrivée des publicités sur les plateformes de streaming a de quoi faire sauter de joie les annonceurs. Avec toutes les données qu’elles récoltent sur leurs abonnés, les annonceurs vont pouvoir y diffuser des publicités sur-personnalisées. En connaissant beaucoup mieux les goûts des internautes, il y a de quoi faire grimper les ventes. La prochaine étape serait des publicités cliquables pour que les internautes puissent acheter directement le produit mis en avant.
Finalement, le grand perdant est l’abonné. Face aux résultats positifs, il y a de fortes chances pour que d’autres plateformes craquent pour la publicité. Entre l’arrivée des publicités, qui viennent plomber l’expérience utilisateur, et les prix qui ne cessent d’augmenter, les consommateurs (et leur porte-monnaie) subissent de plein fouet ces changements stratégiques des plateformes. Néanmoins, remettons l’église au milieu du village : les consommateurs américains paient le câble une petite fortune et mangent publicité sur publicité. De quoi relativiser ?
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Pas question de voir un film avec de la pub ! Je n’ai plus la télévision depuis 15 ans parce que je ne veux plus que l’on m’impose des annonces au milieu d’un programme et des programmes qui ne m’intéressent pas. Tout ça pour finir au lit à 00h30 ou s’endormir en plein milieu du programme !
Je suis passée de Netflix (au moment de l’augmentation de tarif) qui m’intéressait finalement que très moyennement à Prime Vidéo dont le contenu me plaît beaucoup plus (Merci Netflix !). J’ai accepté l’offre à 1,99 €.