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Prix du gaz, malus, baisse de salaire… Tout ce qui change en mars 2025

Factures, impôts, taxes : le coût de la vie prend encore l’ascenseur.

Vous pensiez que l’année 2024 était déjà rude pour votre portefeuille ? Attendez de voir ce qui nous attend une fois le mois de mars arrivé. La liste des coups durs s’allonge, et (presque) personne n’y échappera ; les mauvaises nouvelles pleuvent, et cette fois ce ne sont pas les averses qui vont vous tremper, mais les nouvelles hausses qui frapperont votre budget. Énergie, retraites, fiscalité automobile : l’État resserre très durement la vis.

Factures de gaz : ça flambe encore !

Sur le front du gaz, nous devons préparer à une double augmentation. D’une part, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient d’annoncer une hausse de son prix repère mensuel pour le kilowattheure, un indicateur déterminant pour les tarifs appliqués par les fournisseurs. Un petit avant-goût de ce qui nous attend cet été.

Cette évolution touchera directement les 10,4 millions de foyers qui ont choisi une offre indexée sur cet indicateur de référence. Seuls les ménages bénéficiant d’un contrat à prix fixe échapperont à cette augmentation.

Prix gaz
Une courbe en yoyo, mais qui ne cesse de grimper. © Moneyvox

En parallèle, le secteur de l’équipement domestique subira lui aussi une modification fiscale. La TVA sur l’achat et l’installation des chaudières à gaz doublera pratiquement, passant de 10 % à 20 %, et ce, à compter du 1ᵉʳ mars. Sachant que le coût d’un appareil standard ; installation comprise ; est de 5 000 euros, ce seront donc 500 euros supplémentaires qu’il faudra débourser. Une estimation issue des calculs du Syndicat des entreprises de maintenance (Synasav).

Une manière pour les pouvoirs publics d’accélérer la transition énergétique et d’encourager l’acquisition d’appareils de chauffe moins émetteurs de CO2. Pompes à chaleur, chaudières biomasse ou systèmes solaires combinés (SSC), par exemple. Avec la nouvelle refonte du système d’heures creuses par le CRE, nous devrons adapter nos habitudes.

Malus, pensions, aides, salaires, services bancaires : le grand chambardement

L’industrie automobile devra affronter un nouveau durcissement du malus écologique. En effet, à compter du 1ᵉʳ mars, le seuil de pénalisation s’abaisse de 117 à 113 g/CO2/km. La trajectoire sera progressive jusqu’en 2027, chaque année s’accompagnant d’une baisse supplémentaire de 5 g.

D’après le syndicat Mobilians, plus de la moitié des véhicules neufs (53 %) seront désormais soumis à cette taxe environnementale. Si l’on prend le cas de modèles assez populaires dans l’Hexagone, qu’est-ce que ça donne ? Le malus moyen d’une Peugeot 2008 augmente de 72 %, passant de 380 à 653 euros, tandis que celui d’un Renault Captur fait un gigantesque bond de 98 %, grimpant de 167 à 330 euros.

Le syndicat, dans un communiqué de presse, exprime sa déception vis-à-vis de cette mesure en expliquant que « les modèles grand public seront particulièrement touchés ». Car oui, on ne parle pas là de véhicules de luxe, mais de véhicules souvent familiaux qui restent nécessaires pour de nombreux automobilistes.

Dans le domaine social, plusieurs changements majeurs sont aussi à attendre. Les 13 millions de retraités du secteur privé verront leur pension complémentaire Agirc-Arrco réévaluée le 3 mars. Cette modification découle d’un ajustement des prélèvements sociaux, notamment de la CSG, calculé sur les revenus de l’année précédente.

En parallèle, la réforme de la « solidarité à la source » modernise les démarches des allocataires de la CAF. Innovation notable : leur déclaration de revenus sera automatiquement pré-remplie grâce aux informations transmises par les employeurs et les organismes sociaux, réduisant ainsi les risques d’erreur et de trop-perçus.

Pour les apprentis travaillant dans une entreprises comprenant plus de 10 salariés, les nouvelles ne sont pas meilleures. La réduction du plafond d’exonération des cotisations sociales, qui passe de 79 % à 50 % du Smic, impactera directement leur rémunération nette. Pour un apprenti percevant 1 800 euros brut mensuels (soit le SMIC), cette mesure se traduira par une diminution de salaire de 146,43 euros par mois.

Les services bancaires évoluent aussi : le Crédit Agricole met fin à son offre Globe Trotter dans plusieurs régions à partir du 12 mars. Ce forfait, qui proposait notamment la gratuité des opérations à l’étranger pour les 18-30 ans moyennant 2 euros mensuels, disparaîtra progressivement des catalogues des caisses régionales.

Des remaniements qui vont donc encore alourdir un peu plus le fardeau des ménages. Si vous espériez une bouffée d’air frais, ce ne sera pas pour cette fois : on dirait presque que notre pouvoir d’achat est devenu une variable d’ajustement.

  • L’énergie, l’automobile et certains équipements domestiques deviennent plus onéreux en raison de nouvelles taxes et réglementations.
  • Les pensions, les salaires des apprentis et certains prélèvements sociaux sont ajustés, impactant directement le pouvoir d’achat.
  • La fiscalité, les aides sociales et certaines offres bancaires sont modifiées, nécessitant une adaptation des consommateurs.

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