Connu pour ses déclarations controversées et ses actions imprévisibles, Elon Musk se retrouve une fois de plus sous le feu des critiques. En totale roue libre depuis la tentative d’assassinat de Donald Trump, le milliardaire n’hésite pas à s’attaquer à son adversaire Kamala Harris, quitte à jouer le jeu de la désinformation.
A trop vouloir faire le buzz, Elon Musk s’est fait prendre au piège des deepfakes, ces fausse vidéos de personnes réelles trafiquées à l’IA. Ainsi, il a partagé une vidéo deepfake de Kamala Harris sur X (anciennement Twitter) qui soulève l’indignation et relance le débat sur la responsabilité des plateformes sociales face à la désinformation.
Elon Musk a donc partagé une vidéo apparemment authentique de la vice-présidente américaine Kamala Harris annonçant sa candidature à la présidence. Dans cette vidéo, qui a rapidement atteint plus de 100 millions de vues, on entend une voix ressemblant étrangement à celle de la vice-présidente des Etast-Unis déclarer : “Je suis votre candidate démocrate à la présidence parce que Joe Biden a finalement révélé sa sénilité lors du débat”.
Ces propos se sont avérés faux. Il s’agit en réalité d’un deepfake. La vraie Kamala Harris n’a jamais prononcé ces mots, et la vidéo est une fabrication complète, conçue pour tromper et désinformer.
Ce qui rend cette situation particulièrement problématique, c’est que Elon Musk, propriétaire de X, n’a signalé à aucun moment qu’il s’agissait d’un faux. Cette omission a potentiellement induit en erreur des millions d’utilisateurs.
https://twitter.com/elonmusk/status/1816974609637417112
Les implications dangereuses des deepfakes en politique
L’incident met en lumière les dangers des deepfakes dans le paysage politique moderne. Ces technologies d’IA avancées permettent de créer des vidéos et des enregistrements audio hyper-réalistes, capables de faire dire ou faire n’importe quoi à n’importe qui. Dans un contexte politique déjà polarisé, ces outils peuvent devenir des armes redoutables de manipulation et de désinformation.
Le cas de la vidéo de Kamala Harris illustre parfaitement ce potentiel destructeur. En pleine période pré-électorale aux États-Unis, une telle vidéo pourrait influencer l’opinion publique, semer la confusion parmi les électeurs et potentiellement impacter le résultat d’une élection. La vitesse à laquelle ces contenus se propagent sur les réseaux sociaux aggrave encore le problème, rendant difficile toute tentative de rectification une fois le contenu viral.
Au Royaume-Uni, un homme politique a récemment dû s’exprimer publiquement pour justifier qu’il existait bel et bien. Des voix s’étaient en effet élevées pour affirmer qu’il n’était pas une personne réelle mais le fruit d’une IA.
Elon Musk fait du Elon Musk
Face aux critiques, la réaction d’Elon Musk n’a fait qu’attiser la controverse. Plutôt que de reconnaître son erreur ou de clarifier la nature de la vidéo, il a choisi de répondre par la dérision, citant une “autorité mondiale renommée, le professeur Suggon Deeznutz” (un nom clairement inventé) qui aurait affirmé que “la parodie est légale en Amérique”. Cette réponse légère à un problème sérieux a été perçue par beaucoup comme une preuve supplémentaire de son manque de responsabilité en tant que propriétaire d’une plateforme majeure de communication.
L’incident soulève également des questions sur les politiques de modération de X. Selon les règles de la plateforme, “les médias synthétiques, manipulés ou hors contexte qui peuvent tromper ou embrouiller les gens et entraîner des préjudices” sont interdits. Mais X affirme que la satire ne viole pas cette politique tant qu’elle ne “provoque pas de confusion significative sur l’authenticité des médias”. Le partage d’Elon Musk a clairement franchi cette ligne.
Elon Musk en roue libre
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de critiques récurrentes envers Elon Musk et sa gestion de X. Depuis son acquisition de la plateforme en 2022, il a été accusé à plusieurs reprises de laisser proliférer la désinformation et les discours de haine, tout en réduisant les équipes de modération. Ses prises de position personnelles et ses décisions concernant la plateforme ont souvent été perçues comme favorisant certains courants politiques, remettant en question l’impartialité de X en tant que place publique numérique.
L’incident du deepfake de Kamala Harris fait donc ressurgir tout un tas de questions sur la place des réseaux sociaux dans nos sociétés. Comment distinguer la satire de la désinformation malveillante ? Quelle est la responsabilité des plateformes et de leurs dirigeants dans la diffusion de contenus trompeurs ? Comment protéger l’intégrité du débat démocratique face à des technologies de plus en plus sophistiquées ?
Ces questions ne concernent pas uniquement Elon Musk ou X, mais l’ensemble des plateformesn numériques. Alors que nous nous dirigeons vers des élections importantes dans plusieurs pays, dont les États-Unis, la nécessité d’une réflexion approfondie et d’actions concrètes pour lutter contre la désinformation n’a jamais été aussi pressante.
- Elon Musk a partagé une vidéo deepfake de Kamala Harris sur X sans indiquer qu’il s’agissait d’un faux
- La réaction du milliardaire et les politiques de modération de X sont remises en question
- L’incident soulève des questions essentielles sur la responsabilité des plateformes sociales face à la désinformation et le danger des deepfakes en politique.
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Le fake signé Elon Musk faisait également dire à Kamala Harris “J’ai été choisie parce que je représente la diversité ultime. Quiconque la critiquerait serait à la fois sexiste et raciste”, ce qui est peut-être encore plus grave tant cette rhétorique là peut davantage toucher un esprit faible qu’une apostrophe irrespectueuse à propos de Joe Biden : l’injure laisse infiniment de traces qu’une construction recevable quand bien même articulée autour d’un sophisme.
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Quant à l’argument en forme de rictus avancé par Elon Musk, plaidant que la parodie est un droit (en Amérique pour ce qui nous concerne), la satire l’est à condition qu’elle ne cause pas de confusion significative quant à l’authenticité du contenu, ainsi que le rappel un site confrère.
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Elon Musk est un narcissique pervers. Être visionnaire, s’il l’est, ne saurait légitimer un comportement, des discours fallacieux. D’autres fous dits lucides (on sait être dérangé sans pour autant danser la gigue sue la place publique) ont démontré des talents avérés, et les hospices pour malades mentaux, à Moscou comme ailleurs, regorgent de maîtres au jeu des Échecs. Elon Musk, pour résumer, est à n’en pas douter, dérangé, profondément dérangé, et par lui-même et par ceux qui ne visionnent pas le monde comme lui.
Erratum. Il fallait lire et surtout écrire, “l’injure laisse infiniment MOINS de traces qu’une construction recevable quand bien même articulée autour d’un sophisme.”
Je ne suis pas sûr de comprendre l’objectif de cet article. On peut y lire “Elon Musk s’est fait prendre au piège des deepfakes” alors qu’il se fait le relais d’une vidéo humoristique, parodiant un clip de campagne, dans laquelle on peut entendre également “Règle n°1, toujours masquer soigneusement son incompétence”. Il n’y a là rien de bien différent que le travail des comiques imitateurs qui sont pourtant appréciés en France.
Aucune confusion n’est possible tant le trait est forcé et il faut ainsi être d’une mauvaise foie inouïe pour qualifier son tweet de “désinformation”. Cet article, en revanche, s’en rapproche davantage et m’étonne. Preuve de succès éditorial, j’imagine, son premier commentaire s’en trouve être une injure publique.
Elon Musk s’attire, en réalité, les foudres d’une partie du monde militant de gauche puisqu’il a décidé de s’y attaquer frontalement. Cela n’en fait pas un “narcissique pervers” ni un homme “dérangé”, Yves, même si cela peut déplaire. Il existe, sur cette planète, et ne vous en déplaise, des gens qui seront à jamais en opposition avec votre vision du monde. Des gens, pour certains, meilleurs que vous. C’est ainsi et, à moins de souhaiter le conflit de tous contre tous, il est donc temps de retrouver le sens de la mesure.
@Voldenuit, vous écrivez, “Aucune confusion n’est possible tant le trait est forcé”.
Détrompez-vous. Peut-être encore plus aux States qu’en Europe il existe un pays profond d’une naïveté déconcertante, comme cette vieille dame d’un patelin perdu qui demandait à un certain John McCain si Barack Obama n’était pas un Musulman venu de l’étranger… ce devait être en 2008. Demandez par ailleurs à ceux travaillant dans le PAF le type de courrier qu’ils reçoivent, tant est qu’il est des chaînes qui précisent “ceci est une plaisanterie” pour le cas où certains n’auraient pas compris. Vous savez, il existe un fossé énorme, insoupçonné, entre les couches les moins cultivées et les autres. ce qui ne préjuge en rien de l’intelligence mais révèle simplement que les pigeons ont pignon sur impasse. Et pour ceux-là une fake-vidéo passe pour une information viable. Vu que par ailleurs c’est essentiellement une population inculte qui s’abandonne au populisme, il ne faut pas s’étonner qu’une envolée “muskiste” en touche plus d’un.
Y a quand même écrit ‘Parodie’ juste au dessus de la vidéo!
Kamala Harris Campaign Ad PARODY
@JBB, vous devez vraisemblablement vous référer à une vidéo décrivant la vidéo originale d’Elon Musk.
La fake video publiée par Elon Musk sur sa page X ne fait nullement mention de “parody” et encore moins de “parodie” :
[https://twitter.com/elonmusk/status/1816974609637417112]
Vivement que l’étron muské se prennent des mégaoctets de deepfake où il avoue ses plus sombres secrets : son opération pour ressembler à un homme car iel était si moche que personne n’en voulait à Johannesburg, sa vie en trouple expliquant ses multiples b@tards, qu’il n’est qu’un prête-nom pour la propriété de ses entreprises gérées en réalité par un conglomérat sino-russo-nord-coréen blanchissant l’argent de leurs ventes d’armes, etc…
Se faire critiquer par la terre entière ?
Faut être mégalo ou furieusement orienté pour sortir une telle ineptie.
Monsieur se prend pour la terre entière ?
Ni moi ni mon entourage ne critiquent le bonhomme, au contraire.