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Quand The Guardian fait rédiger un éditorial par une IA

Le mode opératoire du quotidien britannique a été critiqué par des spécialistes de cette technologie.

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intelligence artificielle
© Presse-citron.net

C’est un titre choc « Cet article a été rédigé par un robot, as-tu encore peur humain ? » The Guardian a décidé de confier la rédaction d’un de ses éditoriaux à GPT-3, une intelligence artificielle d’Open AI. Ce générateur de langage avait une mission simple : démontrer que les humains n’avaient absolument rien à craindre des robots, contrairement à ce qu’affirmait Stephen Hawking qui prédisait « la fin de la race humaine ».

« Cette expérience est une blague »

Le résultats est plutôt convainquant et l’ensemble du texte semble cohérent. En apparence, cela s’apparente même à une révolution dans le monde de l’IA. On savait en effet les algorithmes capables de rédiger des textes à partir d’informations brutes mais on ne les imaginait en mesure de mener une analyse poussée sur un tel sujet. Il faut toutefois se garder de conclusions hâtives et il y a de nombreuses limites à l’expérience menée par nos confrères britanniques.

Ils ont notamment précisé que GPT-3 a produit huit versions de son éditorial. Les éditeurs du journal ont alors sélectionné des morceaux pour former l’article publié. Il est donc impossible de savoir si ces textes comprenaient des aberrations ou des parties incompréhensibles. Pourtant, The Guardian affirme qu’il aurait pu diffuser certains de ces articles dans leur intégralité mais a préféré conserver des extraits de chacun pour montrer les différents registres que l’IA est en capacité de produire. Le journal précise enfin que ce travail d’édition a pris moins de temps que celui effectué sur des éditos rédigés par des humains.

Cela n’a pas vraiment convaincu les spécialistes de l’intelligence artificielle. Cité par The Next Web, Daniel Leufer de chez Mozilla, qualifie par exemple l’expérience de « blague absolue ». « Il aurait été en fait intéressant de voir les huit essais que le système a réellement produits, mais les éditer de cette manière ne fait que contribuer au battage médiatique et à désinformer les gens qui ne liront pas les détails », regrette-t-il.

Pour rappel, l’arrivée de l’intelligence artificielle dans le monde du journalisme est déjà une réalité et Microsoft a décidé de remplacer des dizaines de postes éditoriaux sur son portail MSN par des algorithmes.

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