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Quand une IA de Google permet de détecter les insuffisances rénales 48h avant qu’elles ne surviennent

DeepMind, la société britannique propriété de Google, a mis au point une IA capable de diagnostiquer en amont les insuffisances rénales. Cette recherche, qui représente une avancée considérable du point de vue médical, a toutefois suscité une polémique liée à la question des données personnelles.

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Deepmind
© Google

L’insuffisance rénale aiguë (AKI) est une affection durant laquelle les reins cessent de filtrer les déchets présents dans le sang. Très dangereuse pour les patients, elle représente également un coût considérable pour les systèmes de santé du monde entier. La détection précoce de cette maladie est donc un enjeu fondamental et en la matière, l’intelligence artificielle a son mot à dire. En novembre dernier, nous vous parlions notamment des travaux de chercheurs américains qui ont développé une IA capable de prédire une AKI 24 heures avant qu’elle ne survienne.

Une recherche menée cette fois au Royaume-Uni et aux Etats-Unis va encore plus loin. L’IA de la société DeepMind, propriété de Google, est ainsi capable d’anticiper une lésion rénale aiguë 48 heures avant qu’elle ne survienne. L’entreprise a expliqué la portée de son travail par le biais d’un communiqué : «C’est la plus importante avancée de notre équipe dans le domaine de la recherche sur les soins de santé à ce jour. Elle démontre la capacité non seulement de repérer plus efficacement la détérioration, mais également de la prévoir avant qu’elle ne se produise. »

L’IA de Google mobilisée pour détecter plus précocement les cancers du sein

Pour nourrir son IA, DeepMind a aussi travaillé avec l’application mobile de santé Streams, elle aussi possédée par Google. Et cette collaboration semble avoir porté ses fruits puisque l’intelligence artificielle permet aux médecins de diminuer drastiquement les erreurs de diagnostics : le taux est ainsi passé de 12,4 % à 3,3 %. C’est aussi un gain de temps important pour les praticiens, ainsi, les cas les plus urgents sont maintenant examinés en 15 minutes quand il fallait auparavant plusieurs heures. Tout cela génère des économies substantielles et on estime que le coût moyen d’admission d’un patient atteint d’AKI s’est réduit d’environ 17 %.

Ces résultats très prometteurs ne vont toutefois pas sans une polémique outre-manche. En effet, pour mener à bien sa recherche, l’IA s’est nourrit des données personnelles de patients, or 1,6 millions de dossiers ont été analysées sans que ces derniers n’aient donné leur consentement. Le Commissariat à l’Information s’est montré on ne peut plus clair en indiquant que DeepMind et Streams avaient enfreint la loi britannique. Les choses semblent néanmoins aller dans le bon sens puisque l’institution de contrôle a depuis indiqué qu’elle n’avait « aucune autre préoccupation en suspens concernant le traitement actuel des données à caractère personnel dans Streams ».

DeepMind continue en tout cas de développer son IA et souhaite notamment créer un algorithme permettant de repérer les premiers signes de cécité ou encore de détecter plus tôt les cancers du sein.

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