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Qui est BlueWalker 3, ce satellite plus brillant qu’une étoile ?

Ce samedi une Falcon 9 de SpaceX a lancé un satellite un peu spécial en orbite : BlueWalker 3. Un nouveau cauchemar pour les scientifiques.

SpaceX a réussi ce week-end le 41e lancement de l’année civile. L’entreprise américaine fondée par Elon Musk en 2002 a lancé pour l’occasion un nouvel essaim de satellites pour sa propre constellation Starlink.

Ce sont 35 satellites qui ont pris leur envol depuis Cap Canaveral ce samedi, un seul d’entre eux ne faisant pas partie du programme Starlink. BlueWalker 3 est la création d’AST SpaceMobile, une entreprise spécialisée, comme SpaceX, dans les communications et la diffusion d’internet depuis l’espace.

Un satellite trop grand pour passer inaperçu

Avec ce prototype d’envergure (1500 kilogrammes pour 64 mètres carrés), la société veut démontrer que les constellations de type Starlink ne sont pas les seules options pour connecter le monde entier à internet.

Scott Wisniewski, chef des opérations et de la stratégie pour AST SpaceMobile, explique que ce satellite doit permettre de « communiquer avec les téléphones, comme le ferait une grande antenne. » L’idée avec ce prototype est de ne « rien changer dans l’expérience de l’utilisateur. »

Placé en orbite, ce satellite devrait être capable de transmettre le réseau 3G et 4G au monde entier. Une idée qui séduit beaucoup d’opérateurs, l’entreprise ayant des contrats de partenariats avec 25 d’entre eux, dont Vodafone, Orange ou T-Mobile.

Un seul satellite ne permet pas d’avoir une couverture complète de la planète, mais quelques semaines avant le décollage de Blue Walker 3, AST SpaceMobile a reçu le feu vert de la FCC (l’administration en charge de la régulation des communications) pour tester son service au Texas et à Hawaï.

Un caillou (de lumière) dans la chaussure

Mais le projet a des détracteurs. Grand comme un demi-terrain de volley, le satellite ne passe pas inaperçu, même depuis la Terre. Plusieurs astrophysiciens expliquent qu’il pourrait occasionner des gênes dans les observations.

Sur son compte twitter, Eric Lagadec, astrophysicien de l’observatoire de la Côte d’Azur, explique qu’un tel satellite « risque, par moments, d’être plus brillant que toutes les étoiles et planètes dans le ciel. »

Les scientifiques du monde entier craignent que ces satellites ne viennent gêner leurs observations, en plus de gâcher la vue du grand public. Une course à l’orbite que beaucoup dénoncent, mais qui ne semble pas vouloir s’arrêter.

Le syndrome de Kessler au bout du tunnel ?

Un récent rapport de l’Apollo Academic Surveys suggère que les mégaconstellations comme Starlink pourraient un jour entraîner un syndrome de Kessler. En somme, ces satellites risquent d’être si nombreux en orbite que nous nous retrouverions « bloquer » sur Terre, par une barrière de satellites et de débris.

Si cette théorie est encore loin d’être une réalité, le monde scientifique s’alarme sur les éventuelles réactions en chaîne de la présence d’autant d’objets dans notre ciel. De son côté les industriels ne semblent pas prendre le sujet au sérieux, Elon Musk félicitant ses équipes sur Twitter pour ce qui a été une des « missions les plus compliquées » de l’histoire de son entreprise.

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3 commentaires
3 commentaires
  1. Un petit effort de français dans un article scientifique ne serait pas de trop, encore un infinitif à la place d’un participe, faites vous relire svp, il y a des gens compétents pour ça !

Les commentaires sont fermés.