Elle était fortement pressentie et c’est désormais confirmé : Christel Heydemann va bel et bien occuper le poste de directrice générale d’Orange. Elle remplace donc Stéphane Richard à la tête de l’opérateur télécom. Ce dernier était en effet contraint de quitter l’entreprise à la suite de sa condamnation à un an de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende, dans l’affaire du Crédit Lyonnais.
Le gouvernement a soutenu sa candidature
La nouvelle dirigeante connaît très bien Orange puisqu’elle siégeait déjà à son conseil d’administration. Elle est actuellement présidente de Schneider Electric Europe et prendra son nouveau poste à partir du 4 avril prochain. Jusqu’à cette date, Stéphane Richard continuera son mandat de PDG.
Très heureux d’accueillir Christel Heydemann,future directrice générale d’Orange. Une femme dont les qualités professionnelles et humaines lui permettront de relever les défis qui attendent le Groupe,en s’appuyant sur notre principale richesse : nos équipes, partout dans le monde
— Stéphane Richard (@srichard) January 28, 2022
Comme l’expliquent nos confrères de BFM, le CV de Christel Heydemann est de nature à rassurer le conseil d’administration de l’opérateur historique. Sa longue expérience dans les télécoms plaide en sa faveur avec notamment un passage chez Alcatel entre 1999 et 2013 où elle avait pris en charge les comptes stratégiques de SFR et Orange.
Diplômée de l’école Polytechnique, elle a aussi été repérée comme « Young Global Leader » par le World Economic Forum après un début de carrière au Boston Consulting Group. Elle travaille depuis 2014 chez Schneider Electric.
Christel Heydemann est par ailleurs une spécialiste des ressources humaines, rédigeant au passage un rapport sur la conciliation entre le temps familial et professionnel. Cette compétence lui sera utile chez Orange dont le management problématique a été l’objet de nombreux scandales par le passé, occasionnant le suicide de dizaines de salariés.
Enfin, la dirigeante a bénéficié du soutien de Stéphane Richard qui aurait, selon nos confrères, « beaucoup milité pour sa candidature ». Le ministre de l’économie l’a par ailleurs aussi soutenu. Bruno Le Maire a en effet expliqué souhaiter « que plus de femmes accèdent à des postes de gouvernance des grandes entreprises ».
Anciennement entreprise publique, Orange a un rapport particulier avec l’État qui détient 23 % de son capital et l’avis du pouvoir exécutif a donc beaucoup pesé sur la décision finale.
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