À l’occasion du salon de l’Air et de l’Espace au Bourget, le CNES a tenu une conférence de presse commune avec la JAXA et la DLR, respectivement les agences spatiales japonaises et allemandes. Au menu, la mission MMX pour Martian Moons eXploration.
Cette dernière doit quitter la Terre en 2024 pour une mission de 3 à 5 ans autour de Mars et ses deux lunes Phobos et Deinos. La France et l’Allemagne devraient d’ici là terminer la construction d’Idéfix, un petit rover de 25 kilogrammes qui ira explorer Phobos.
La très ambitieuse mission sera la première à se tourner vers Phobos et Deinos. Les agences spatiales espèrent réussir la collecte et le retour d’échantillon sur Terre. Là encore il s’agirait d’une première pour un astre aussi lointain de notre planète. Selon Philippe Baptiste, directeur du CNES l’étude de ces deux lunes martiennes devrait permettre « de grandes avancées dans la connaissance de notre système solaire. »
Le lancement aura lieu dans le « milieu des années 2020 » selon le communiqué de presse commun. Il sera effectué depuis le Japon avec une fusée H3, le dernier lanceur lourd du pays au soleil levant. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la fusée nipponne n’a encore jamais pris les airs.
Un voyage unique en son genre
Après un an de voyage dans le vide spatial, le rover devrait se poser sur Phobos pour une mission de trois mois. Le petit engin s’approchera de diverses cibles présentant un intérêt pour l’analyse scientifique. Cette période d’étude doit permettre de comprendre (une partie) de la géologie de la lune martienne.
Le rover aura alors la large tâche de pointer des cibles intéressantes pour le vaisseau mère. Ce dernier se chargera alors d’une ultime collecte avant de reprendre sa route vers la Terre. La mission devrait se terminer vers 2030 avec une étude des échantillons dans les mois qui suivent.
Un passif glorieux
Cette mission prend la suite directe de la collaboration entre la France, l’Allemagne et le Japon lors de la mission Hayabusa 2. Lancée en 2014, cette aventure spatiale avait amené les trois agences au plus près de l’astéroïde Ryugu. Après une capture d’échantillons, la sonde japonaise avait fini par rentrer sur Terre.
Pour la première fois, des échantillons de météorite ont été ramenés sur Terre par des missions humaines. Fort de cette grande réussite, les trois agences spatiales reprennent le même plan de mission pour MMX. La mission devrait être pilotée depuis Toulouse, Cologne et Tokyo, sièges des trois agences spatiales.
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