Passer au contenu

Qui est Kumulus Water, la jeune pousse qui transforme l’air en eau potable ?

La start-up s’inspire du phénomène de la rosée pour produire de l’eau potable.

Kumulus Water, jeune pousse franco-tunisienne, a mis au point une technologie capable de produire de l’eau potable à partir de l’air. Une innovation d’autant plus pertinente alors que les pénuries se multiplient en raison du réchauffement climatique.

Un système pouvant produire jusqu’à 50 litres d’eau par jour

Kumulus Water a été fondée en 2020 par Iheb Triki et Mohamed Ali Abid, deux ingénieurs issus de l’École polytechnique. L’idée derrière ce projet leur est venue lors d’un voyage dans le Sahara. Ils remarquent alors qu’au matin, des gouttelettes d’eau apparaissent sur leur tente en conséquence du phénomène de rosée, même dans une région aussi sèche. Car l’air est une immense source d’eau sur Terre. Il contient six fois plus d’eau que l’ensemble des rivières du monde.

Après plusieurs années de recherche et de développement, les comparses commercialisent leur première machine en 2023 pour 4 500 euros. Cette dernière capte l’humidité présente dans l’air ambiant puis le refroidit, ce qui entraîne la formation de gouttelettes d’eau. Elles sont collectées dans un réservoir, filtrées et minéralisées, afin de garantir qu’elles soient propres à la consommation. Avant d’être distribuée, l’eau passe par un filtre à UV pour éliminer les bactéries. Kumulus Water assure avoir opéré plus de 4 000 tests auprès de laboratoires pour certifier la qualité de son eau potable.

Il s’agit d’un système dix fois moins polluant que les bouteilles d’eau minérale, ont démontré des analyses menées en partenariat avec l’Ademe et Bpifrance. Sur un an, la machine permet d’éviter l’émission de 2 tonnes de CO2 et la production de 600 kilos de plastique, rapporte Les Échos.

« Selon les conditions météorologiques, notre générateur d’eau atmosphérique peut produire entre 1 à 2 litres d’eau par heure, soit jusqu’à 50 litres d’eau par jour. Cela peut même être plus dans les conditions idéales », indique Iheb Triki au média français. Petit bémol, l’appareil, qui nécessite d’être alimenté à l’électricité, est très énergivore : entre 0,7 et 0,8 kWh par litre d’eau produit. Ses filtres doivent, en outre, être changés tous les six mois.

Une machine particulièrement efficace dans le bassin méditérannéen

Le climat méditérannéen étant privilégié pour le bon fonctionnement de la machine, Kumulus Water en a déjà écoulé plus de 60 en France, au Portugal, en Espagne, en Tunisie et au Maroc. Pour l’heure, la start-up cible les hôtels, les usines et les bureaux mais elle espère, à terme, pouvoir mettre sa technologie au service de l’humanitaire. Le dispositif permet par exemple de fournir de l’eau à cinq écoles en Tunisie.

La jeune pousse vient de boucler une levée de fonds dont le montant n’a pas encore été révélé. Un tour de table qui devrait lui permettre de développer une nouvelle machine.

Dans un contexte climatique incertain, de plus en plus de start-up conçoivent des technologies pour transformer l’air en eau. C’est aussi le cas de la firme indienne Uravu Labs qui, pour sa part, s’est inspirée de la planète Tatooine dans Star Wars pour élaborer son système.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

1 commentaire
1 commentaire
  1. C’est assez marrant de voir cette news relayée régulièrement chaque été.
    En gros ils ont “inventé” le déshumidificateur/climatiseur à l’air libre et y ont rajouté un système de minéralisation…

    D’une, comme tout déshumidificateur/climatiseur la consommation électrique est considérable et de deux, pour produire des minéraux de manière régulière et propre à la consommation il faut beaucoup d’énergie.

    Donc le côté écolo on supprime, mais il est vrai que ça peut-être utile dans les zones arides à condition qu’ils aient la capacité de produire pas mal d’électricité.

    Il est à noter que ni l’ADEME et ni Bpifrance ne valident en rien la viabilité du système, c’est du marketing ou de l’interprétation journalistique, la start-up a juste rejoint la communauté CoqVert lancée par Bpifrance en partenariat avec ADEME et le ministère de la Transition écologique Français.

Les commentaires sont fermés.