Il y a deux mois à peine, la pépite tricolore se félicitait d’une année 2024 « exceptionnelle » avec 700 000 assurés. Aujourd’hui, le cap symbolique est franchi : Alan protège désormais 1 million de personnes, qu’il s’agisse de salariés, d’indépendants ou de retraités.
Une croissance qui se traduit par une explosion des revenus. La startup a bouclé l’année 2025 avec un revenu récurrent annuel (ARR) de 785 millions d’euros, soit une progression fulgurante de 53 % sur un an. Plus impressionnant encore : Alan a déjà atteint la rentabilité opérationnelle en France, son marché historique où elle fut la première société indépendante à obtenir une licence d’assurance depuis les années 80.
Si la licorne parvient à séduire des investisseurs aussi variés, c’est qu’elle a prouvé sa capacité à transformer l’essai sur tous les fronts, du secteur public, avec un contrat majeur pour 135 000 agents civils et leurs proches, aux géants du privé comme HP ou Volkswagen à l’international.
« Nos collaborations avec le secteur public et des entreprises de premier plan ont démontré notre capacité à influencer positivement l’écosystème de la santé dans tous les secteurs et toutes les tailles d’organisation », déclarait récemment Mihaela Albu, directrice de la startup.

L’IA comme moteur
Pourquoi lever 100 millions d’euros alors que l’équilibre financier global est à portée de main ? Car les ambitions sont très grandes. L’objectif est maintenant de devenir un acteur reconnu mondialement. Jean-Charles Samuelian-Werve, PDG d’Alan et, au passage, conseiller et membre du conseil d’administration chez Mistral AI, mise gros sur l’intelligence artificielle pour y parvenir. La technologie s’est d’ailleurs muée en véritable copilote de santé préventive au sein de l’application.
L’heure est aussi à l’expansion géographique. Après avoir conquis la Belgique et l’Espagne, Alan a réussi son débarquement au Canada. La startup y est désormais licenciée dans l’intégralité des provinces et a lancé officiellement ses opérations commerciales, marquant une étape clé de sa croissance hors Europe.
Pour 2026, la stratégie est assumée : la rentabilité nette attendra encore un peu. Après avoir divisé par deux ses pertes par rapport à son chiffre d’affaires ces douze derniers mois, Alan préfère réinvestir ses marges pour viser un objectif de revenus colossal de 1,16 milliard de dollars.
- Alan lève 100 millions d’euros, propulsant sa valorisation à 5 milliards d’euros.
- La licorne dépasse désormais le million d’assurés et affiche un revenu récurrent de 785 millions d’euros en 2025, portée par son succès en France et son expansion au Canada.
- Soutenue par l’expertise de son CEO chez Mistral AI, l’entreprise choisit d’investir massivement dans l’intelligence artificielle pour viser les 1,16 milliard de dollars de revenus en 2026.
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