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Raphaële Marchal, du blog jusqu’au journalisme gastronomique et à la télévision

Fondatrice du blog En rang d’oignons, Raphaële Marchal a finalement abandonné le support pour se concentrer sur la télévision, la presse écrite ou encore la radio — sans pour autant délaisser les réseaux sociaux. Autant de plateformes que d’occasions pour évoquer sa passion du bien manger et des bonnes tables.

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Raphaële Marchal
Raphaële Marchal

Mise à jour 17 mai 2020 : « Passion Pique-Nique », le troisième et dernier livre de Raphaële Marchal est disponible à la précommande jusqu’au 28 mai. Vous pouvez le précommander ici à la Fnac, ou ici sur Amazon (14,95 euros).

Pour parler de son amour pour la cuisine, Raphaële a créé un blog en 2014. Sur En rang d’oignons, elle y partageait des histoires de chefs, de produits et de lieux — mais aussi (et surtout) les émotions que lui procuraient tout ce qui se trouvait dans son assiette.

À l’époque, elle ne voulait plus passer ses pauses déjeuner à traiter les dossiers pros qui l’ennuyaient « un peu », alors elle s’est mise à publier régulièrement. Dès la première année, elle se voit décerner la récompense de meilleur blog gastronomique par les Golden Blog Awards. C’est cette étape qui lui permettra de se faire remarquer et de transformer sa passion en une activité professionnelle.

Une vision à transmettre sur chaque support

C’est la presse écrite qui réagit en premier. Elle débute rapidement en écrivant pour Fou de Pâtisserie et Fou de Cuisine, deux magazines fondés par Julie Mathieu et Muriel Tallandier. Elles sont les premières personnes du domaine à lui avoir fait une place sur leur support – alors même qu’elle n’a pas fait d’école de journalisme.

Fou de pâtisserie magazine

© Fou de pâtisserie

Et si des commentaires négatifs – souvent rédigés par des confrères – tombent dans leurs boîtes mail, les deux entrepreneuses « badass » décident d’accorder toujours plus de piges à Raphaële. Pour elles, c’est une façon de faire les pieds au snobisme latent de la profession.

Raphaële est reconnaissante de cette opportunité, et c’est clairement « grâce à ces magazines qu’elle a commencé les tournages vidéo [pour Minute Buzz, NDLR], son premier livre ou sa première télévision ».

Tout un lot de conséquences vertueuses qui explique encore aujourd’hui son attachement et sa fidélité aux magazines dans lesquels elle signe plusieurs pages à chaque parution. En quelques années, elle fait le plein d’expériences écrites aux côtés d’autres magazines comme Le Fooding, Mint, Elle ou encore le webzine de l’éminent Guide Michelin.

Ce n’est pas tout, car elle signe aussi deux livres à son nom en 2016 (À la folie) et 2017 (Simple comme bon(jour)). Le premier dévoile les recettes des desserts préférés de 60 chefs français comme Pierre Hermé, Christophe Michalak ou encore Cédric Grolet, tandis que le deuxième rassemble 100 recettes simples que des chefs ont rédigé et dont les clichés ont été pris à l’iPhone. Raphaële ne compte pas s’arrêter de si tôt, et prévoit de publier son troisième livre sur les pique-niques d’ici à quelques mois…

Une chronique sur le « bien manger »

Côté télévision, elle a fait ses armes sur la chaîne My Cuisine avant d’enchaîner sur William à midi !, une émission diffusée en direct du lundi au vendredi sur la chaîne C8. Présenté par William Leymergie, lui-même entouré de chroniqueurs comme Raphaële, le magazine aborde des sujets liés à la vie quotidienne des « vrais gens ». Deux à trois fois par semaine depuis maintenant trois ans, elle y évoque des sujets destinés au grand public tout en partageant sa vision d’une bonne assiette.

S’il est hors de question de résumer sa philosophie au bio, elle met en avant l’importance des bons produits, du bien manger et du responsable. Dans chacun de ses choix professionnels, il s’agit de « garder sa cohérence » tout en essayant de « passer le bon message » — sans jamais faire la morale.

Raphaële a aussi un autre choix bien tranché sa façon d’aborder la gastronomie. Dans sa quête, elle teste bon nombre de restaurants – mais si elle n’aime pas, elle n’en parle pas. Pas question, donc, de descendre sur Instagram un restaurant où elle a mis les pieds si cela ne lui a pas plu, et pour cause : il y a un contexte. Qui sait, la cuisine était dans un mauvais jour ou était-ce, peut-être, elle qui était dans un mauvais jour ?

Raphaële Marchal portrait

© Mickaël A. Bandassak

Actuellement, l’émission pour C8 lui prend environ deux jours et demi dans la semaine – un temps nécessaire pour les tournages et montages. Avant chaque émission, elle prend un moment pour trouver les bons sujets, écrire les chroniques et surtout identifier les interlocuteurs pertinents qui passeront à l’antenne. Elle n’hésite pas à sillonner la France pour accéder à la pépite, et « partir à Beaufort [pour le Beaufort, NDLR], à Marseille pour les oursins, et en Bretagne pour le Kouign Amann ».

En plus de William à midi !, Raphaële planche aussi — en tant qu’animatrice, sur une websérie en 22 épisodes dont la diffusion commencera bientôt. Plutôt « pointue et destinée aux professionnels », celle-ci se consacre aux agriculteurs et aborde des sujets comme la conservation des sols, l’agriculture raisonnée.

Cela fait maintenant plus d’un an qu’elle a délaissé le blog, laissant surtout derrière elle une étiquette qui ne lui plaisait qu’à moitié. Elle n’en oublie pas les réseaux sociaux pour autant, car après tout, elle se considère comme « bien avachie dans sa génération ».

C’est sur Instagram qu’elle est la plus personnelle dans ses partages, certainement parce que le format convient bien à la cuisine et la gastronomie. À ses 50 000 abonnés, Raphaële partage régulièrement des plats qui donnent envie, aussi bien que des produits bruts ou parfois quelques clichés d’elle dans son quotidien — toujours agrémenté de près ou de loin par la cuisine.

Les semaines rythmées par les émissions en direct à la télévision ne seront peut-être pas éternelles, alors elle mène en parallèle bien d’autres projets comme cette websérie. Dans un futur plus ou moins proche, elle imagine un projet similaire — mené à plus grande échelle avec un partenaire comme Netflix, ou une autre plateforme. Normal, car après tout, on ne sait pas de quoi le futur sera fait. En tout cas, l’avenir sera indéniablement fait de surprises et ce n’est pas grave — au contraire.

On aurait tendance à se demander comment elle fait pour tout cumuler. Mais en fait, la question n’est pas vraiment là. Elle est plutôt dans une nuance, un équilibre à trouver entre le job et le temps libre. Plutôt que de prétendre ne jamais en avoir, Raphaële préfère profiter vraiment de ses moments « off » au détriment de la surenchère propre à certains milieux pros.

Ne pas consumer la passion trop vite et garder cette sensation essentielle de ne pas travailler pour continuer à faire et à apprendre…

Mise à jour 17 mai 2020 : « Passion Pique-Nique », le troisième et dernier livre de Raphaële Marchal est disponible à la précommande jusqu’au 28 mai. Vous pouvez le précommander ici à la Fnac, ou ici sur Amazon (14,95 euros).

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