Suivez-nous

Actualités

Réchauffement climatique : les maisons côtières perdent 15,8 milliards de $ aux États-Unis

Un rapport montre qu’aux États-Unis, la montée des océans et les inondations que cela génère seraient responsables de la perte de 15,8 milliards de dollars sur la valeur des maisons côtières.

Il y a

  

le

 
réchauffement climatique Facebook Google Microsoft

La montée des océans, liée au réchauffement climatique, fait perdre de la valeur aux maisons situées sur le littoral. Une évaporation évaluée à 15,8 milliards de dollars.

Maisons côtières : une perte de 15,8 milliards de dollars de valeur

C’est  un élément rarement pris en compte lorsque l’on évoque le réchauffement climatique entraînant une montée du niveau des océans liée à la fonte des calottes polaires, aux ondes cycloniques et à la dilatation des océans. Pourtant les maisons côtières sont particulièrement vulnérables à cet effet. La montée des océans élève bien sûr le niveau de l’eau mais, à la faveur de tempêtes ou de grandes marées, provoquent des inondations permanentes. Celles-ci menacent donc un grand nombre de maisons côtières. Une ONG américaine a fait une évaluation qui fait froid dans le dos.

L’organisation à but non lucratif (ONG), « First Street Foundation », qui évalue l’impact de l’élévation du niveau de la mer et des inondations, a présenté un rapport qui a fait du bruit. L’organisation a inclus 3,7 millions de propriétés côtières dans tous les États situés en littorale des États-Unis allant du Maine au Mississippi. « First Street Foundation » a ainsi évalué que les pertes de valeur cumulées de ces maisons côtières monteraient à 15,8 milliards de dollars.

Ce sont les maisons côtières situées en Floride qui sont les plus affectées par la montée des océans. Dans cet État, entre 2005 et 2017, l’État a déjà perdu 5,4 milliards de dollars en valeurs relatives à ces maisons. Suivent ensuite les États du New Jersey et de New York parmi les plus touchés. C’est la ville d’Ocean City qui paie le plus lourd tribu avec 530 millions de dollars de pertes.

Perte de la valeur des maisons côtières : vers une prise de conscience ?

Dans son rapport, l’ONG américaine conclu que : « Du Maine à la Floride en passant par la côte du golfe, nous avons observé le même phénomène. L’augmentation des inondations dues aux marées a entraîné une perte d’appréciation de la valeur des maisons. Nous prévoyons que cette tendance se poursuivra non seulement dans les années à venir, mais qu’elle s’accélérera parallèlement à l’accélération du rythme d’élévation du niveau de la mer ».

Aucune projection n’a été donnée pour les années à venir, mais comme le démontre le rapport, il est évident que le phénomène de perte de valeur des maisons côtières s’accélère. Les États-Unis, plus gros pollueur de la planète par habitant, n’ont cependant pas vraiment de politique visant à réduire leurs émissions de CO2, de CH4, etc… Son actuel président étant même dans une certaine forme de déni par rapport au réchauffement climatique. Il est donc possible que la prise de conscience de changement vienne davantage de la part des assureurs, que des politiques. Vous pouvez consulter un outil qui permet de visualiser l’impact de la montée des océans.

Et les cyclones dans tout cela ?

Il est vrai que ce bilan économique met déjà en avant les importantes pertes financières que de nombreux pays subiront, dues à la montée des eaux, mais d’autres facteurs entreront davantage en compte à l’avenir dans la facture totale du réchauffement climatique, il s’agit bien évidemment des cyclones ou ouragans. Ces derniers ont un lien direct avec le changement climatique : plus les températures augmenteront, plus ils seront destructeurs.

Par définition, un cyclone ou un ouragan prend cette appellation, dés que sa force passe les 118 km/h et n’est donc plus une tempête. La classification des cyclones tropicaux s’inscrit sur une échelle où l’on retrouve des catégories, allant de 1 sur 5 baptisée : échelle de Saffir-Simpson, qui représentent les dégâts occasionnés en fonction de la vitesse des vents.

En moyenne, on peut compter un peu moins d’une centaine de tempêtes dans le monde chaque année et grosso modo la moitié termine en cyclones ou ouragans. Un grand nombre n’occasionnent heureusement pas de dégâts, car ils restent dans l’océan, mais avec le réchauffement climatique, les choses sont en train de changer… Alors avant de poursuivre, personne ne dit que les cyclones seront plus nombreux, certains indices pourraient même tendre à prévoir une diminution, en revanche leur force augmentera, ils seront donc plus destructeurs et iront plus loin dans les terres. De plus, de nombreuses études montrent que les itinéraires des cyclones pourraient aussi se décaler, ce qui implique que des villes n’ayant jamais été touchées par le passé par des cyclones se retrouveraient à l’avenir sur le chemin de puissants ouragans.

Le réchauffement de la planète aurait donc un rôle à jouer sur la température de surface de l’océan, apportant un changement dans le profil vertical des températures, qui limitera la naissance des ouragans, mais qui fournira en revanche une quantité colossale d’énergie pour les cyclones déjà bien formés. Ce qu’il faut donc comprendre, c’est qu’avec le réchauffement climatique, on aura tendance à voir surgir des cyclones plus dévastateurs, sur des trajets différents. Alors lorsque l’on fait le bilan d’un seul ouragan disposant du potentiel de destruction d’un Katrina en 2005 en Nouvelle-Orléans par exemple, on mesure le coût humain de nos irresponsabilités écologiques : 1800 morts et un coût de 100 milliards de dollars… Pour certains pays, ne bénéficiant pas des mêmes infrastructures qu’aux États-Unis, le bilan est même parfois plus lourd comme par exemple avec le typhon Nargis en Birmanie, qui en 2008 avait fait plus de 138 000 morts et coûté 10 milliards de dollars.

Comme souvent depuis quelques années, il est important de garder à l’esprit que si les scientifiques essayent de comprendre le mieux possible des phénomènes aussi complexes que le changement climatique, cela nécessite souvent des puissances de calculs phénoménales pour modéliser des modèles climatiques théoriques et surtout les compétences de dizaines de spécialités différentes. On n’entendra parfois les voix de personnes sceptiques s’autoproclamant « experts », voire même des négationnistes sur ce type de phénomènes arguer que les gouvernements complotent sur le sujet.

La réalité est bien plus simple, nous avons un mode de vie qui exploite à outrance la planète, cela produit de nombreux déchets ou polluants et fatalement nos activités au cours des dernières décennies commencent à peser et surtout à devenir une nouvelle variable non négligeable impactant des phénomènes naturels globaux. Personne ne dit donc que les variations climatiques sont imputables à l’homme à 100%, mais que sa part devient désormais significative pour générer une tendance, qui dans le cas présent est un forçage radiatif s’ajoutant au cycle naturel des variations climatiques.

Mieux comprendre les cyclones, ouragans ou typhon

Source

6 Commentaires

6 Commentaires

  1. Illuminati

    6 mars 2019 at 12 h 46 min

    La hausse des océans… elle est de combien de cm?

    Mon oncle vit en Floride et les relevées du niveau de l’océan sur la règle du quai municipal n’ont pas bougées depuis qu’il s’est installé là bas il y a 23 ans.

    La propagande climatique continue son chemin…

    • Robert

      7 mars 2019 at 10 h 30 min

      Tiens encore un qui maîtrise le sujet… Depuis quand un exemple est-il représentatif d’une tendance mondiale ? Quant à l’histoire de la règle… Plus c’est gros mieux ça passe.

    • Emmanuel Ghesquier

      7 mars 2019 at 15 h 08 min

      C’est quelqu’un avec un pseudo qui dit « illuminati » qui vient nous parler de propagande ? Allez parler de la règle de votre oncle aux personnes qui vivaient à 200 mètres du littoral depuis des années et qui sont aujourd’hui les pieds dans l’eau… On parle de données satellitaires et des relevés de marégraphes dans toutes les mers du monde, qui dessinent une tendance.

  2. jean paul dominique

    7 mars 2019 at 15 h 01 min

    Robert bizarre que dès que quelqu’un émet un doute , ici bien documenté, il se fait directement raillé ou insulté. De fait chez moi depuis que j’ai vu la mer il y a cinquante ans, elle n’a pas monté d’un poil…Alors oui, j’ai plutôt tendance à croire mes yeux que des graphiques issu d’un modèle. La vérité tangible est pour moi supérieure à votre vérité virtuelle.et l histoire de la règle je ne vois pas en quoi c’est gros…

    • Emmanuel Ghesquier

      7 mars 2019 at 15 h 53 min

      Bien documenté, le dernier « bien documenté » qui nous sortait des « théories » contredisant des vrais scientifiques, en interprétant des données qu’il ne comprend visiblement même pas, c’est le pseudo « jipebe29 » et en essayant de savoir qui était derrière ce pseudo de personne si sûr de lui en évoquant que le GIEC nous ment, avec des tas de théories prouvant le « grand mensonge » mondial dans les commentaires de notre article : https://www.presse-citron.net/lineluctable-et-catastrophique-montee-des-eaux-peut-sobserver-avec-cet-outil/
      On peut rapidement retrouver sa vraie identité et lire d’autres articles de lui, un quasi copier coller systématique sur des dizaines de sites web, visant à transformer sa vision des choses, en vérité, car en tapant sur Google « réchauffement climatique » ou « montée des eaux », on tombe systématiquement sur des articles de ce dernier. En le lisant, on aurait presque l’impression que ce dernier a mis le doigt sur « quelque chose » et on se laisserait convaincre… sauf qu’en grattant un peu dans la mémoire du web, ce Monsieur a tenu une interview et quand il s’agit de parler de vive voix, bizarrement l’argumentaire est moins scientifique et l’homme n’hésite pas à accuser les « vendeurs d’éolienne » responsables d’un complot mondial visant à faire croire au monde qu’il y a un changement climatique… Prenez le temps de lire l’article en premier cité plus haut, puis les commentaires de cet article et ensuite regarder cette vidéo et cela va aussi vous faire un choc : https://www.youtube.com/watch?v=_ELJ_oDGV0E&t=96s car à moi cela m’a fait un choc, je pensais échanger avec une personne cultivée, j’ai perdu mon temps à écrire des pavés d’explication pour au final… Qqn qui se fait passer pour un expert, si creux au moment de s’exprimer verbalement et démontrant une réelle nature, loin d’internet et de la possibilité d’aller y copier coller des commentaires pour jouer le savant.

      Désolé, mais je fais confiance aux scientifiques, surtout quand les travaux sont recoupés par les travaux d’autres scientifiques au niveau mondial, plutôt qu’à des experts « auto-proclamés » n’ayant aucun diplôme validant qu’ils disposent des connaissance permettant d’oser contredire des vrais scientifiques. Qu’il y ait d’autres scientifiques (des vrais qui avancent également d’autres théories, parfois contradictoires), ben oui, c’est le propre de la science, non, l’humanité avance à tâtons…

      Je terminerai sans faire une attaque personnelle contre vous directement, mais si vous souhaitez vraiment vous intéresser à la science ne partez pas du postulat que ce que vous voyez est vrai, nos 5 sens et l’interprétation de notre cerveau nous jouent énormément de mauvais tours dans le domaine scientifique.

    • Robert

      8 mars 2019 at 9 h 45 min

      Désolé mais en tant que scientifique je sais tout de suite à qui j’ai à faire. Il est patent qu’illuminati est (comme 99% des climatosceptiques) incompétent sur le sujet. Je crois également pouvoir dire avec un indice de certitude de 99% que vous êtes dans le même cas.

      A propos de la fameuse règle, elle ne sert pas à mesurer la hauteur de l’océan mais l’amplitude des marées… et il est fort probable que cette dernière soit déplacée pour que le niveau zéro corresponde toujours au niveau de la marée basse.

      http://hmf.enseeiht.fr/travaux/CD0001/travaux/optsee/hym/20/projet.htm

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les bons plans

Dernières news

Newsletter 🍋 Inscrivez-vous à la newsletter tout juste sortie du four, rien que pour vous

Les tests