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Renault a bien fait de ne pas divorcer de Nissan

Le constructeur japonais a présenté de très bons résultats et d’excellentes prévisions ce jeudi.

  • Nissan s’attend à un bénéfice net de 2,1 milliards d’euros en 2023/2024, un vrai bol d’air après plusieurs années dans le rouge
  • Renault ébauche de son côté des pistes pour trouver de nouveaux financements dans ses projets électriques et pour Alpine
  • La nouvelle alliance entre Nissan et Renault a pris du retard

Le moral était au très beau fixe ce jeudi chez Nissan à l’occasion de la présentation des résultats annuels. Le constructeur japonais, allié de Renault, a justement annoncé un bénéfice net de 1,5 milliard d’euros au 1er avril dernier. Pour 2023-2024, l’entreprise vise encore mieux avec une hausse de 42 % et 2,1 milliards d’euros de bénéfice net.

Nissan se réjouit

Après plusieurs années dans le rouge, la société dit avoir bénéficié de son plan d’action lancé en 2020 visant à une plus grande discipline financière. D’après Capital, la chute du yen par rapport au dollar l’an passé a également joué en sa faveur. Quant au président de Nissan, Makoto Uchida, il se félicite de la compétitivité retrouvée de ses véhicules et envisage l’avenir avec sérénité.

Hasard du calendrier, Renault tenait également son assemblée générale ce jeudi 11 mai. Nul doute que l’entreprise française qui possède encore 43,4 % de Nissan a apprécié ces bonnes nouvelles. On sait toutefois que la société tricolore va descendre à 15 % de droits de vote chez Nissan et geler 28,4 % de ses actions qui seront logées dans une fiducie de droit français. D’après nos confrères des Échos, cet accord peine encore à se concrétiser, et les entreprises tout en restant alliées, tiennent de plus en plus à leur indépendance d’action.

Renault prépare l’avenir

Hier, Luca de Meo, le PDG de Renault, a présenté ses plans concernant l’entité électrique et logiciels de son groupe baptisée Ampère. Alors que l’électrification est un enjeu prioritaire, il dit « explorer la possibilité d’associer d’autres investisseurs stratégiques à Ampère au-delà de Qualcomm ».

Et une introduction en Bourse est d’ailleurs très clairement envisagée d’ici à fin 2023. Il faudra toutefois que les conditions de marché le permettent indique le dirigeant. Parmi les firmes intéressées par cet investissement, on retrouve justement Mitsubishi, mais aussi Nissan.

Cité par Les Échos, un expert français rapporte toutefois : « Nissan traîne des pieds. Ils vont investir en capital mais veulent apporter ni ressources ni technologies. »

Enfin, Renault entend choyer sa pépite Alpine. Le capital de l’entité est désormais ouvert et le patron de Renault espère présenter de nouveaux actionnaires d’ici fin 2023. Par la suite, trois nouveaux modèles électriques devraient être dévoilés l’année prochaine.

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