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Re:Play #4 : Splinter Cell, le “Metal Gear de la Xbox” (par Ubisoft)

Au début des années 2000, la bataille des jeux d’infiltration fait rage entre Metal Gear Solid sur PlayStation, et un certain Splinter Cell sur Xbox.

Il y a un chouia plus de 25 ans, Konami révolutionnait le jeu vidéo avec la sortie de Metal Gear Solid sur PlayStation. Un jeu d’espionnage alors hors norme, qui allait connaitre une suite monumentale quelques années plus tard, exclusive à la seconde génération de PlayStation. De quoi faire naitre quelques idées chez les développeurs, notamment chez Ubisoft, qui va alors décider de mettre au point son propre jeu d’espionnage, exclusif à l’écosystème Microsoft (Xbox et PC) : Splinter Cell.

Dans le petit monde du jeu vidéo, les années passent… mais la passion et les souvenirs restent ! Re:Play revient sur les grands classiques de l’Histoire du jeu vidéo. Un petit retour vers le futur passé, à la recherche de votre âme d’enfant ou d’adolescent, celle-là même qui vous a sans doute déjà fait (ou vous fera) prononcer la formule magique “c’était mieux avant”. Et si c’était vrai…? Alors on souffle dans la cartouche, c’est parti pour Re:Play !

Splinter Cell, la licence magique d’Ubisoft des années 2000

En effet, quelques mois seulement après Metal Gear Solid 2 sur PS2, Ubisoft dégaine une toute nouvelle franchise. En collaboration avec le romancier Tom Clancy (également accolé à Rainbow Six, Ghost Recon ou encore The Division), la société française souhaite créer “son Metal Gear“, avec Sam Fisher, ancien commando de marine de l’US Navy SEALS, devenu agent d’élite d’une entité secrète de la NSA.

Splinter Cell
© Ubisoft

Le jeu Tom Clancy’s Splinter Cell est lancé en novembre 2002 sur Xbox, pour le plus grand plaisir des détenteurs de la machine de Microsoft. A l’époque, le jeu est acclamé par une critique dithyrambique, qui met en avant le côté “adulte” du jeu (l’histoire se déroule dans un contexte géopolitique fictif en Géorgie), son ambiance, ses gadgets, mais aussi (et surtout ?) ses graphismes très aboutis. Le jeu devient même rapidement l’un des fers de lance de Xbox. La PS2 a Metal Gear, la Xbox a Splinter Cell.

Et force est d’admettre que Splinter Cell décollait la rétine à sa sortie, avec des jeux d’ombres et de lumières alors inédit, atteignant un degré de réalisme extraordinaire. A cela s’ajoutaient certains effets là encore très réalistes en ce qui concerne les tissus et autres surfaces légères, lors du passage de Sam Fisher.

Splinter Cell 2
© Ubisoft

Evidemment, le grand rival de Solid Snake jouissait lui aussi d’une aura particulière, avec une souplesse épatante et une panoplie de gadgets à faire dessaouler James Bond.

Contrairement au jeu de Konami, pas de caméra fixe ici, mais un point de vue libre, contrôlé par le joueur via le stick droit. Sam peut s’accrocher à une corde, crocheter une serrure, se dissimuler dans l’ombre, faire le grand écart entre deux cloisons avant de tomber silencieusement sur son ennemi…

Splinter Cell 3
© Ubisoft

Un petit côté Jean-Claude Van Damme donc, même si Sam Fisher évoquait davantage Arnold Schwarzenegger à nos oreilles, le personnage d’Ubisoft disposant alors du même doubleur français que l’acteur. De quoi rajouter une sacrée dose de charisme à ce personnage déjà très mystérieux et hollywoodien.

Splinter Cell
© Ubisoft

En fin d’année 2002, c’est simple, tout le monde veut voir/jouer à Splinter Cell. Carton plein pour Ubisoft qui voit Splinter Cell caracoler en tête des ventes.

Quelques mois plus tard, le studio français décide de porter sa licence sur les machines concurrentes, à savoir la PS2 de Sony et la Nintendo GameCube. Le portage, alors décrit comme impossible par certains, voit bel et bien le jour (en avril 2003 sur PS2 et en juin sur GameCube), mais fait état de nombreux sacrifices techniques. La “vraie version” de Splinter Cell reste incontestablement la mouture Xbox.

Avènement du jeu en ligne et remake en vue !

Au premier trimestre 2004, Ubisoft lance un second épisode de Spinter Cell, Pandora Tomorrow. Une suite qui reprend évidemment la formule gagnante du premier opus, en ajoutant toutefois une composante alors révolutionnaire : le jeu en ligne. Ainsi, outre une excellente campagne solo, ce Spinter Cell : Pandora Tomorrow va révolutionner le jeu en ligne, rien de moins.

Pandora Tomorrow
© Ubisoft

Ce dernier plaçait le joueur dans la peau d’un mercenaire armé, dont la mission était de défendre un lieu donné, ou au contraire d’un mercenaire doté d’arme non létale, mais disposant de nombreux gadgets, et dont la mission était d’infiltrer ce même lieu. Un mode novateur, permettant à 4 joueurs (2 vs 2) de s’affronter en ligne. A vrai dire, ce mode Versus était considéré comme un jeu à part entière, et développé alors par le studio Ubisoft Annecy.

Pendant une dizaine d’années, Splinter Cell va profiter d’une aura très particulière auprès des joueurs, quand bien même les derniers opus se sont montrés plus discutables. Toujours est il que la saga n’a pas connu de nouvel épisode depuis 2013, et un certain Blacklist.

Pas de panique toutefois, un remake du tout premier opus, basé sur le moteur de jeu Snowdrop, est en cours de développement par Ubisoft Toronto. Reste à savoir maintenant quand Sam Fisher daignera remontrer le bout de ses lunettes de vision nocturne sur nos consoles.

Et vous, à l’époque, vous étiez plutôt team Metal Gear ou team Splinter Cell ?

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