Sébastien Lecornu a promis un « effort massif » de 54 milliards d’euros afin de redresser les finances publiques dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) et du projet de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l’année 2027.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les propositions du gouvernement sont explosives et risquent de déplaire à de nombreuses catégories sociales déjà lourdement impactées par la crise du carburant et le retour de l’inflation. Signalons malgré tout que ces mesures seront examinées par le Parlement français à l’automne et qu’elles risquent d’être modifiées ou de ne jamais voir le jour.
Gel d’une partie des aides sociales
Comme le rapporte Le Parisien, le budget 2027 prévoit bien une revalorisation du RSA, du minimum vieillesse, et de l’allocation aux adultes handicapés. En revanche, il est envisagé de geler les aides personnalisées au logement (APL), la prime d’activité versée aux travailleurs modestes, et les allocations familiales. En clair, ces dernières ne seront pas revalorisées en tenant compte de l’inflation, et leurs bénéficiaires perdront du pouvoir d’achat.
Les retraités également touchés
Les pensions seront impactées par la désindexation en fonction des nouveaux de revenus sur l’inflation. De même, une baisse de l’abattement pour frais professionnels (de 4439 à 3000 euros) est prévue, précise le quotidien.
Un coup de rabot sur l’assurance-maladie et la fonction publique
Les malades seront aussi touchés par les choix du gouvernement. Ainsi, un relèvement du plafond de la franchise médicale de 50 à 70 euros a été appliqué dès cet été. De même, « le remboursement de nombreux médicaments de confort ou à service médical rendu modéré est raboté (les taux basculant de 30 % à 15 %, ou de 15 % à 5 %) », précisent nos confrères.
À noter que les membres de la fonction publique verront par ailleurs leurs rémunérations gelées, comme ce fut déjà le cas à plusieurs reprises ces dernières années.
Coup dur pour le CPF
Afin de réaliser entre 300 et 350 millions d’euros d’économies dans le cadre du budget 2027, le ministère du travail envisage d’imposer une participation minimale de 350 euros aux titulaires d’un CPF pour le financement d’une formation, contre 150 euros actuellement.
Les demandeurs d’emploi seraient exonérés de ce financement appelé « participation forfaitaire obligatoire ». Autres motifs d’exonération : les bilans de compétences, la validation des acquis de l’expérience ou la transition professionnelle, énumèrent nos confrères.
De même, tous ceux qui opteront pour des formations pour des métiers dits « en tension de recrutement » ou dans des « domaines stratégiques » n’auront pas à passer à la caisse : défense, industrie, transition écologique ou numérique…
Des cadeaux aux plus riches
C’est une décision qui a de quoi surprendre. Alors que les plus démunis devront se serrer fortement la ceinture, l’Exécutif poursuit ses petites attentions à l’égard des plus fortunés. Ainsi, la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises sera allégée à 5 milliards (7,5 milliards cette année). Enfin, le Premier ministre entend simplifier la défiscalisation des donations familiales pour les plus aisés.
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