Le budget 2027 continue de se dessiner, annonce après annonce. Ce jeudi 24 septembre, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a ouvert une nouvelle piste d’économies en évoquant un possible gel de la prime d’activité pour l’année à venir. Une idée qui ne devrait clairement pas plaire aux millions de travailleurs aux revenus modestes qui en bénéficient.
Selon Le Figaro, l’ancien patron de la SNCF est resté flou sur l’ampleur de la mesure, sans dire si elle toucherait l’intégralité ou seulement une partie de la prestation. Tout dépendra donc des arbitrages à venir sur le projet de loi de finances et des ressources disponibles pour équilibrer les comptes. Le ministre a lui-même qualifié la prime de « variable d’ajustement ».
L’annonce détonne d’autant plus que l’exécutif avait pris le chemin inverse quelques mois plus tôt. Début avril, la prime avait ainsi été revalorisée de 50 euros en moyenne. Fin 2025, elle bénéficiait à 4,52 millions de foyers, pour une facture globale avoisinant les 11 milliards d’euros chaque année.
La Cour des comptes s’était déjà penchée sur le sujet en juin, et avait plaidé pour une réforme en profondeur. Elle proposait notamment d’écarter les apprentis et les retraités qui cumulent emploi et pension, deux profils pour lesquels l’aide ne jouerait aucun rôle incitatif. Une mesure qui générerait plus de 300 millions d’euros d’économies annuelles.
Du changement pour les plafonds de ressources
Pour rappel, en janvier dernier, nous vous parlions du plafond de ressources pour les allocations familiales. Si ces dernières sont théoriquement universelles, les choses ont changé il y a quelques années sous la présidence de François Hollande. Ainsi, elles tiennent désormais compte des ressources perçues par un foyer et les droits ne sont donc plus les mêmes pour chaque enfant.
En clair, la CAF fixe un plafond de revenus. Si un ménage le dépasse, le montant des allocations versées peut être divisé par deux, car ces familles seront considérées comme plus aisées. Dans certains cas, le montant versé sera même divisé par 4, si le ménage est jugé « très aisé ».
Et justement, les montants qui seront versés cette année prennent en compte le revenu net catégoriel perçu en 2024. Autrement dit, une famille avec deux enfants verra le montant de ses allocations divisées par deux si son revenu dépasse 79 980 euros par an. Ce principe est ensuite décliné pour les familles de trois et quatre enfants : 86 644 euros et 93 308 euros.
Enfin, le montant des allocations sera divisé par quatre si les revenus du foyer excèdent 106 604 euros pour deux enfants, 113 268 euros pour trois enfants, et 119 932 euros pour quatre enfants. Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.
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