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Présidence d’Emmanuel Macron : le bilan économique catastrophique du « Mozart de la finance »

Il devait réconcilier la France avec la rigueur budgétaire et libérer la croissance par une politique de l’offre. À quelques mois de la fin de son second mandat, Emmanuel Macron laisse une dette qui frôle les 3 600 milliards d’euros, un déficit parmi les plus élevés d’Europe, une croissance à l’arrêt, des comptes sociaux dans le rouge et un chômage reparti à la hausse. Un bilan catastrophique !

Le chiffre est tombé ce mardi matin, à 8h45. Selon l’Insee, la dette publique atteint 3 595,5 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2026, soit 119,0 % du PIB. Elle a progressé de 59,6 milliards d’euros en trois mois, après 75,8 milliards au premier trimestre.

L’essentiel de la hausse vient de l’État, dont la dette a augmenté de 53 milliards sur le trimestre. Et le gouvernement prévoit que le ratio atteindra 121,7 % du PIB en 2027, un niveau jamais vu depuis le début de cette statistique de l’Insee, en 1978. Dans la foulée, l’Agence France Trésor a annoncé que l’État emprunterait un montant record de 340 milliards d’euros sur les marchés en 2027.

Le calendrier n’aide pas le gouvernement. Jeudi 1er octobre, il présentera en Conseil des ministres le projet de budget 2027, le dernier du quinquennat. Le même jour, le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) publiera son avis sur ces prévisions. Et il ne devrait pas être très bon.

En avril, le HCFP relevait déjà que le gouvernement ne présentait plus aucune trajectoire des finances publiques au-delà de 2026 et qu’un ajustement très important serait nécessaire dès 2027. Le 21 septembre, la Cour des comptes a publié des notes pour ramener le déficit à 3 % du PIB en 2029. Elle y réclame notamment 20 milliards d’euros d’économies sur trois ans sur la masse salariale de la fonction publique ainsi qu’une taxation plus forte des plus gros patrimoines.

Vous l’aurez compris, le bilan économique d’Emmanuel Macron sera vivement critiqué lors des prochaines élections présidentielles. À raison. Car le “Mozart de la finance” a très mal géré son budget.

À la fin du premier trimestre 2017, juste avant son élection, la dette publique s’élevait à 2 209,6 milliards d’euros, soit 98,9 % du PIB. L’année s’est achevée sur un déficit de 2,6 % du PIB, sous la barre européenne des 3 %. La France n’était pas un modèle de gestion budgétaire mais ses comptes étaient sous contrôle et la conjoncture porteuse. Près de dix ans plus tard, le pays est à l’agonie. Comment en est-on arrivé là ?

Pour le savoir, nous avons épluché les chiffres de l’Insee, de la Cour des comptes, de la Banque de France et des principaux instituts d’évaluation. Voici ce qui ressort de notre analyse.

Une politique de l’offre financée à crédit

Macron Lunettes
© Forum économique de Davos

Dès 2017, Emmanuel Macron base sa politique avec un objectif : baisser les impôts pour libérer l’activité, en particulier ceux qui pèsent sur les entreprises et le capital. L’impôt sur les sociétés est ramené progressivement de 33,3 % à 25 %, la taxe d’habitation supprimée, les impôts de production allégés, les cotisations sociales réduites. Problème : ces mesures ne reposent sur aucun financement.

Dans son rapport de juillet 2024, la Cour des comptes chiffrait l’impact des baisses d’impôts décidées entre 2018 et 2023 à 62 milliards d’euros en 2023, soit 2,2 points de PIB, et soulignait qu’elles avaient contribué à la dégradation du déficit public.

Le Covid et le « quoi qu’il en coûte » ont ensuite fait exploser les compteurs. Mais en 2023 et 2024, alors que l’on sortait de la crise Covid, le déficit s’est aggravé de façon inattendue. La Cour des comptes juge même cette dégradation inédite hors période de choc macroéconomique majeur. Le déficit a atteint 5,8 % du PIB en 2024, bien au-delà de l’objectif de 4,4 % inscrit dans la loi de finances initiale. Sur ces deux années, alors que le ratio de dette française augmentait, la Grèce, l’Italie, l’Espagne et le Portugal parvenaient, eux, à réduire le leur.

En 2025, le gouvernement a réussi à ralentir l’hémoragie avec un déficit à 5,1 % du PIB. Mais ce résultat ne s’est pas fait sans heurts. Selon la Cour des comptes, la réduction du déficit s’explique exclusivement par des hausses d’impôts. Dans son rapport de juin 2026, elle rappelle que 37 milliards d’euros d’impôts supplémentaires ont été levés en 2025 et 2026. Elle constate au passage que la dépense publique a continué de progresser plus vite que l’activité. L’exécutif a donc baissé les impôts sans baisser la dépense, puis a dû les remonter pour boucher le trou.

En 2025, le taux de prélèvements obligatoires est donc remonté à 43,6 % du PIB alors que les dépenses publiques atteignaient 57,3 % du PIB. Pour 2026, le gouvernement prévoit des prélèvements autour de 44 % du PIB, ce qui éloignerait encore la France de la moyenne de la zone euro, selon la Cour.

Versailles Signature
© X / Emmanuel Macron

Puisque le gouvernement n’a pas financé toutes ses dépenses, il a dû s’endetter. Entre le premier trimestre 2017 et le deuxième trimestre 2026, la dette a augmenté de près de 1 400 milliards d’euros, soit une hausse de plus de 60 % en neuf ans. Selon la Cour des comptes, la France affiche désormais le déficit public le plus élevé de la zone euro et la troisième dette, derrière la Grèce et l’Italie.

Plus inquiétant encore, la trajectoire ne s’inverse pas : selon les calculs de la Fondation IFRAP (think tank libéral), l’acquis de déficit pour 2026 atteignait 5,14 % du PIB à la fin du deuxième trimestre, contre 5,06 % en 2025.

La politique d’Emmanuel Macron a donc conduit la France à faire figure de cancre. Et le gouvernement l’assume. Le 17 septembre, dans un entretien accordé au Figaro, le Premier Ministre Sébastien Lecornu annonçait un effort d’environ 54 milliards d’euros dans le budget 2027 pour contenir le déficit à 5 % du PIB. Sans ces mesures, a-t-il reconnu, le déficit approcherait 6,5 % du PIB.

Autre problème : les comptes sociaux suivent la même trajectoire. Selon la commission des comptes de la Sécurité sociale, le déficit a atteint 21,6 milliards d’euros en 2025 et pourrait monter à 23,2 milliards en 2026, soit 3,8 milliards de plus que prévu dans le budget voté en décembre. Dans un rapport publié fin mai, la Cour des comptes constatait que ce déficit avait presque doublé en deux ans.

Face à cette situation alarmante, la réforme des retraites de 2023 (grande réforme structurelle du second mandat) a même été suspendue. Annoncée par Sébastien Lecornu en octobre 2025 et votée dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026, la suspension gèle l’âge légal à 62 ans et 9 mois jusqu’en janvier 2028. Le gouvernement en chiffrait le coût à 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027, mais la commission des finances du Sénat estime que la facture réelle sera probablement plus élevée.

Le mythe du ruissellement

Emmanuel Macron Musk Subventions
© X/Emmanuel Macron

Mais comment Emmanuel Macron a-t-il pu foncer dans le mur à 200 km/h ? À cause de sa promesse idéaliste selon laquelle alléger la fiscalité des plus aisés et du capital profiterait à l’investissement, donc à l’emploi et aux salaires. Il a d’abord supprimé l’ISF (remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière) et la flat tax (PFU) à 30 % sur les revenus du capital. Un comité d’évaluation piloté par France Stratégie y a consacré cinq ans de travaux. Ses conclusions sont peu flatteuses.

Les chercheurs n’ont détecté aucun effet, ni sur l’investissement ni sur les salaires, dans les entreprises dont les actionnaires ont le plus bénéficié du PFU. Pire encore, dans ces entreprises, la hausse des dividendes aurait été entièrement financée par une baisse de l’épargne nette, et non par un surcroît d’activité. Le comité note que ce résultat rejoint de nombreuses études internationales, qui peinent à montrer qu’une baisse de la fiscalité du capital des ménages change le comportement des entreprises.

La baisse d’impôts sur les société a en revanche eu un effet. Mais les gains sont concentrés sur une infime partie de la population, qui plus est déjà aisée. En 2021, 1 % des foyers fiscaux percevaient 96 % des dividendes déclarés et 4 000 foyers en concentraient un tiers (plus d’un million d’euros chacun). Ces proportions sont supérieures de 5 à 10 points à leur niveau d’avant 2017.

Selon une estimation du comité, le remplacement de l’ISF par l’IFI aurait privé l’État d’environ 4,5 milliards d’euros de recettes en 2022. Par ailleurs, la progressivité de l’impôt sur le revenu s’arrête au sommet. En 2019, le dernier millième des foyers (40 000 foyers) acquittait un taux moyen de 21 %, inférieur aux 22,5 % de l’avant-dernier millième.

Emmanuel Macron
© EUS-Nachrichten / Shutterstock.com

Les notes publiées par la Cour des comptes le 21 septembre enfoncent le clou. Dans sa note consacrée à la fiscalité du patrimoine des ménages, la présidente de la première chambre, Carine Camby, a rappelé que 10 % des ménages détiennent la moitié du patrimoine. Elle a par ailleurs souligné que les nombreuses dérogations rendent au final l’imposition du patrimoine dégressive pour les plus fortunés.

La Cour propose donc une taxation « modérée mais progressive » de la fortune personnelle, hors actifs professionnels, une extension de la taxe sur les holdings et un rabotage du pacte Dutreil, compensés en partie par l’allègement d’autres prélèvements. Au total, la hausse nette serait très modérée : 1,83 milliard d’euros, supportée uniquement par les plus gros patrimoines. Neuf ans après la suppression de l’ISF, les conseils de la Cour n’ont toujours pas été écoutés.

Le rapport de France Stratégie relève toutefois quelques effets positifs. Le PFU se serait autofinancé grâce à la hausse des dividendes imposés. Les créations d’entreprises ont progressé plus vite dans les secteurs les plus concernés, même si ces effets sont de faible ampleur. Les retours de contribuables fortunés dépassent désormais les départs, sur des effectifs de quelques centaines de foyers. C’est bien tout cela, mais, l’effet de ruissellement massif promis sur l’économie réelle demeure aux abonnés absents.

Et cela se ressent évidemment pour l’ensemble des ménages ne faisant pas partie de l’élite. Pour eux, le bilan est déséquilibré dès le premier quinquennat. Selon l’Institut des politiques publiques (IPP), les mesures socio-fiscales de 2017-2022 ont augmenté le niveau de vie de 1,9 % en moyenne. Mais les 5 % de ménages les plus modestes n’ont gagné que 0,8 %, contre 3,3 % pour les 1 % les plus aisés. Les actifs occupés ont gagné en moyenne 2,6 %, les retraités 0,6 %, et les chômeurs ont perdu 1,1 % de niveau de vie, sous l’effet notamment de la réforme de l’assurance chômage.

Depuis, le pouvoir d’achat a dégringolé. En 2025, il a reculé de 0,7 % par unité de consommation, principalement sous l’effet d’un fort repli des dividendes perçus par les ménages après leur bond de 2024. Mais la baisse s’est élargie en 2026 : au deuxième trimestre, le pouvoir d’achat par unité de consommation a encore reculé de 0,6 % sur le seul trimestre.

Croissance, plein emploi, réindustrialisation : paroles, paroles, paroles

Macron Quantique
© Victor Mogyldea / Shutterstock.com

La politique de l’offre devait produire une croissance forte et durable. Il n’en est rien. En 2025, le PIB n’a progressé que de 0,8 %, après 1,5 % en 2024. En 2026, il a reculé de 0,2 % au premier trimestre puis stagné au deuxième : l’acquis de croissance pour l’année n’est que de 0,3 %. L’investissement total recule pour le deuxième trimestre consécutif (-0,3 % après -0,8 %), plombé par la construction et le logement. Celui des entreprises non financières ne progresse que de 0,1 %, après -0,5 % au premier trimestre.

Sur l’emploi, Emmanuel Macron visait un taux de chômage de 5 % en 2027. Au deuxième trimestre 2026, il atteint 8,3 %, son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2020. Il concerne 2,7 millions de personnes, en hausse de 261 000 sur un an, et ce malgré les réformes sur l’assurance chômage. Les jeunes sont les plus touchés : 21,6 % des 15-24 ans sont au chômage. Certes, avec la loi pour le plein emploi de janvier 2025, les bénéficiaires du RSA et les jeunes inscrits d’office à France Travail expliquent près de la moitié de l’augmentation, selon l’Insee. Mais la tendance de fond reste la même : les entreprises françaises n’embauchent pas assez.

Autre échec : la réindustrialisation. Le déficit commercial en biens s’est réduit à 69,2 milliards d’euros en 2025, après le record de 161,7 milliards de 2022, lié à la flambée de l’énergie. En cause : la détérioration des échanges de produits manufacturés, notamment l’agroalimentaire, l’automobile et l’électronique. Même l’excédent agroalimentaire, longtemps point fort français, tombe à 200 millions d’euros, son plus bas depuis au moins un quart de siècle.

Le tissu d’entreprises est aussi en souffrance. La Banque de France comptabilise plus de 70 000 défaillances en cumul sur douze mois : 70 816 à fin juin, puis 70 605 à fin juillet. Elle qualifie ce niveau d’élevé et l’explique en partie par une conjoncture dégradée et des chocs successifs. Il faut toutefois le rapporter à un nombre d’entreprises en forte hausse : plus de 1,2 million de créations sur douze mois à fin juin, en progression de 11 % sur un an. Attention, car ces créations comptabilisent aussi les micro-entreprises, dernier refuge des demandeurs d’emploi et souvent synonyme d’emploi précaire.

Reste la « start-up nation », vitrine préférée du président. Selon le baromètre EY publié en mai, la France reste pour la septième année consécutive la première destination européenne des investissements étrangers, avec 852 projets en 2025. Mais ces projets ont chuté de 17 % en un an, contre 7 % pour l’ensemble de l’Europe. Sur l’IA, la France a attiré 53 projets d’investissement étrangers en 2025, dont 36 % dans des data centers. Les 109 milliards d’euros d’investissements privés annoncés par le président en février 2025 restent difficiles à suivre. Un an plus tard, L’Usine Nouvelle constatait qu’il était impossible de savoir quelle part avait réellement été investie, les projets avançant par tranches et n’étant pas tous chiffrés.

Emmanuel Macron laisse une lourde facture

emmanuel macron elysee 2026
© Shutterstock / UkrPictures

Ce bilan vous déprime ? Vous n’êtes pas les seuls. Les marchés aussi ne font plus confiance en la France. Selon la Cour des comptes, les taux français à 10 ans dépassent depuis deux ans ceux de la plupart des autres pays très endettés de la zone euro. En février 2026, ils étaient très proches de ceux de l’Italie et de la Grèce, pourtant plus endettées. La Cour estimait alors que la hausse des taux enregistrée depuis deux ans, si elle perdurait, alourdirait la charge d’intérêts de plus de 1,6 milliard d’euros en 2026, de 4 milliards en 2027 et de 8 milliards en 2029.

Les agences de notation ont évidemment suivi. En septembre 2025, Fitch a abaissé la note de la France de AA- à A+, en invoquant l’instabilité politique et les doutes sur l’assainissement des comptes. S&P l’a imitée en octobre 2025. Moody’s a maintenu sa note Aa3 en avril 2026, mais avec une perspective négative, en pointant une fragmentation politique qui empêche de réduire la dette. L’agence a toutefois relevé des éléments positifs, dont l’adoption d’un budget pour 2026.

Forcément, la facture des intérêts s’alourdit en conséquence. Au seul deuxième trimestre 2026, les administrations publiques ont versé 18,9 milliards d’euros d’intérêts, contre 16,1 milliards un an plus tôt. Sur l’année, la charge d’intérêts atteindrait 74,9 milliards d’euros selon les calculs de la Fondation IFRAP, soit 9,2 milliards de plus qu’en 2025.

Ce 29 septembre, l’Agence France Trésor (AFT), chargée de gérer la dette de l’État, a d’ailleurs annoncé que l’État émettra 340 milliards d’euros de titres à moyen et long terme en 2027, nets des rachats, contre 310 milliards cette année. Le programme d’émissions aura gonflé de 80 milliards d’euros en cinq ans seulement. Bravo, nouveau record !

Vous en voulez encore ? Selon un rapport commandé par Bercy à quatre économistes reconnus – Xavier Ragot (OFCE), Jean-Luc Tavernier (ancien directeur général de l’Insee), Xavier Jaravel (Conseil d’analyse économique) et Natacha Valla (Sciences Po) – le déficit atteindrait 5,9 % du PIB en 2027 et 6,8 % en 2030 (loin des 3 % promis à Bruxelles pour 2029) si la politique ne changeait pas radicalement.

La dette grimperait à 121,4 % du PIB en 2027, puis à 130,5 % en 2030. Les intérêts passeraient de 78 milliards d’euros en 2026 à 124 milliards en 2030. Pour stabiliser la dette, les auteurs estiment l’effort nécessaire à quelque 125 milliards d’euros d’ici 2032, à engager impérativement dès 2027, sans exclure des hausses d’impôts.

La Cour des comptes arrive à des conclusions assez proches. Dans son rapport de juin, elle estime qu’il faudrait encore réduire le déficit de 3 points de PIB, soit 89,6 milliards d’euros, pour enrayer la hausse de l’endettement. En février, elle prévenait que même un effort soutenu (0,6 point de PIB supplémentaire chaque année) ne ramènerait la dette qu’à son niveau actuel au bout de dix ans. Et que les faux départs répétés rendaient de plus en plus hypothétique le retour sous les 3 % en 2029.

Bilan catastrophique et avenir incertain

Emmanuel Macron Carburant
© Victor Mogyldea / Shutterstock.com

Que retenir de la Présidence Macron ? Que le « Mozart de la finance », qui promettait de redresser les comptes tout en libérant la croissance, laisse finalement une dette alourdie de près de 1 400 milliards d’euros, un déficit supérieur à 5 % du PIB, une Sécurité sociale en déficit chronique, une croissance quasi nulle et une charge d’intérêts qui s’envole.

Certes, le contexte macroéconomique et géopolitique ne l’a pas aidé, mais d’autres pays, comme l’Espagne par exemple, ont réussi à traverser ces tempêtes et en sortir plus grands. Comme quoi, rien n’est impossible, à condition d’avoir un peu de courage politique et de s’ouvrir à d’autres idées.

Non seulement Emmanuel Macron a échoué lamentablement mais il laisse en plus à son prédécesseur un chantier considérable. Quel que soit le vainqueur de 2027, il héritera de l’un des bilans les plus catastrophiques de la Ve République dans un pays où les citoyens ont du mal à percevoir une petite lueur d’espoir. À se demander comment autant de prétendants souhaitent s’emparer d’un tel désastre.

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