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Revolut, Monzo, Starling : un redoutable concurrent aux néo-banques anglaises arrive

Goldman Sachs faisait déjà beaucoup. JP Morgan (la première banque américaine) : le coup de grâce pour les néo-banques anglaises ?

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Banquier
© Unsplash / Hunters Race

Elle veut débarquer l’année prochaine en Angleterre avec une solution de banque en ligne très compétitive. JP Morgan ne l’a pas encore officialisée, mais nos confrères de Sky News en sont persuadés. La banque d’investissement américaine arrivera au premier trimestre 2021 pour développer une nouvelle solution bancaire numérique. Elle devra faire face à de nombreux acteurs locaux, au pays des néo-banques, mais aussi d’un concurrent encore plus costaud : Goldman Sachs.

Sur place, les acteurs souffrent depuis l’arrivée de la crise sanitaire et de la chute de la consommation. De quoi donner le champ libre à JP Morgan pour établir sa propre banque mobile. Son nom devrait certainement être repris de l’activité américaine de l’établissement. Chase, né en 2001 lors de la fusion de la Chase Manhattan Bank et de JP Morgan & Co, est bien connu des Américains avec avec plus de 51 millions de clients.

JP Morgan n’est pas non plus dans une super forme au lendemain de la crise. Mais contrairement à ses concurrents comme Revolut et Monzo et Starling, l’établissement n’est pas une startup dépendante de ses investisseurs et des levées de fonds. Son arrivée devrait plutôt déranger Goldman Sachs, déjà sur place avec une plateforme en ligne très compétitive sur les prêts, Marcus. Elle a connu un tel succès précipité qu’elle est actuellement contrainte juridiquement. En Angleterre, il est exigé d’un service bancaire qu’il ne dépasse pas les 25 milliards de livres sterling d’encours. Or le service Marcus s’en rapprochait dangereusement, à 21 milliards. Avant de trouver une solution pour ouvrir une néo-banque indépendante à la banque d’investissement, Goldman Sachs avait pris la décision de suspendre temporairement les inscriptions à son service de crédit.

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Un premier échec

JP Morgan n’en sera pas à son premier galop d’essai dans l’univers de la banque numérique. En juin 2019, elle abandonnait Finn, lancé deux ans auparavant. L’offre s’adressait aux jeunes avant tout, mais la première banque américaine s’était rendu compte du manque de rentabilité de son offre, et de l’intérêt de rapatrier ces centaines de milliers de clients vers l’offre classique de JP Morgan Chase.

En Angleterre, les consommateurs sont aussi habitués à voir des établissements renoncer à leurs ambitions. Le Brexit n’a pas contribué à une stabilité économique. Opérant dans la fintech 11:FS, le PDG David Brear jugeait dans les pages de l’AltFi que « le Royaume-Uni n’est pas étranger aux nouveaux concepts de banques concurrençant les opérateurs historiques qui vont et viennent, Bo de Natwest étant fermé moins de 6 mois après son ouverture l’année dernière. Il sera intéressant de voir ce qu’ils [JP Morgan ndlr] ont appris de l’échec de Finn et si oui ou non ils ont résolu ces leçons ».

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