Le bassin du puits Folschviller en Moselle sera désormais un lieu à marquer d’une croix, et se retrouve au centre de l’attention mondiale du secteur de l’énergie. Dans les sous-sols de celui-ci, une colossale réserve d’hydrogène blanc (ou hydrogène natif) de 250 millions de tonnes vient d’être révélée. Une trouvaille stupéfiante, qui fait de ce gisement le plus important au monde.
Découverte et potentiel de l’hydrogène blanc
Initialement, les recherches menées par l’Université de Lorraine, le CNRS et la Française de l’Énergie visaient à explorer les réserves de méthane de la région dans les couches du bassin. Toutefois, en sondant plus profondément (3 000 mètres), les scientifiques sont tombés sur un véritable El Dorado d’hydrogène blanc. Un gaz formé à partir de réactions chimiques souterraines, qui n’est pas produit de la main de l’homme.
Pour Laurent Favre, Directeur Général de Plastic Omnium, l’hydrogène blanc est une ressource abondante, que l’on peut explicitement envisager comme remplaçant des énergies fossiles. Une sorte de pétrole du futur en somme, bien moins délétère pour la planète.
Aucune source d’énergie n’est parfaite, loin de là, mais l’hydrogène reste aujourd’hui l’un des candidats les plus prometteurs pour les décennies à venir.
Contexte environnemental et applications
Notre époque est placée sous plusieurs épées de Damoclès : l’urgence climatique fait partie de celles-ci, et l’hydrogène blanc pourrait bien être un moyen de retarder l’inévitable. L’hydrogène est présent sous plusieurs formes, mais l’hydrogène natif est rarissime. Les conditions requises pour sa formation sont très spécifiques, se produisent peu fréquemment et dans des environnements particuliers.
L’hydrogène est un élément très polyvalent, et son panel d’application est vaste. En voici une liste non exhaustive :
- Énergie renouvelable : il peut être utilisé dans les piles à combustible pour produire de l’électricité, avec de l’eau comme seul sous-produit d’utilisation.
- Transport : l’hydrogène est une source d’énergie exploitable pour les voitures, bus, trains, voire potentiellement les avions civils.
- Stockage d’énergie : il permet le stockage et le transport de l’énergie produite à partir de sources renouvelables, comme le solaire ou l’éolien.
- Secteur de la santé : certains processus pharmaceutiques l’utilisent, stérilisation d’équipements médicaux, recherche médicale ou création d’IRM.
Contrairement aux autres formes d’hydrogène, il est particulièrement attractif par sa capacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans certains domaines clés.
Défis techniques et perspectives d’exploitation
Cette récente découverte est très prometteuse. Toutefois, Jacques Pironon, expert au laboratoire GéoRessources de l’Université de Lorraine a expliqué à nos confrères de Clubic dans cet article : “[le bassin du puits Folschviller] est une zone hétérogène, en raison des mouvements tectoniques très anciens qu’elle a subis. Tester le terrain de manière latérale nous permettra d’évaluer cette hétérogénéité, tandis que les tests verticaux permettront de juger le profil du bassin et la variation de la quantité d’hydrogène selon la profondeur”.
Pour qu’un forage soit déclenché, il sera nécessaire d’obtenir les financements nécessaires de la région et de l’État pour que cet hydrogène devienne une ressource exploitable à grande échelle.
La découverte d’hydrogène blanc à Folschviller représente une étape d’importance cruciale pour la France et la recherche énergétique mondiale. La France, est assise actuellement sur des centaines de millions de tonnes de cette précieuse ressource et pourrait se trouver comme pays pionnier de son exploitation. Une possible Ruée vers l’Or Blanc est imaginable dans la décennie à venir.
- 250 millions de tonnes d’hydrogène natif ont été découvertes dans le bassin minier du puits Folschviller en Moselle. C’est le gisement le plus important à l’échelle mondiale.
- Ce gaz est perçu pour le moment comme l’alternative la plus probante aux énergies fossiles.
- Malgré un potentiel énorme, exploiter ce gisement nécessitera des investissements importants.
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Il est énorme, mais vous ne le comparez à rien…
Niveaux énergie, c’est combien d’années d’alimentation des véhicules français ? 100, 1000 ans ?
Et ce gaz, c’est un stock ou le sous sol en produit il de façon permanente ?
Comme le fait remarquer vVDB cet article est totalement hors sol car manquant d’éléments pour se rendre compte de la pertinence de ce gisement. Une petite recherche sur internet permets de se rendre compte que pour remplacer le pétrole à l’échelle mondiale sur une année, il faut 1 miliard de tonne d’hydrogène. Et là on se rend compte qu’on a de quoi fournir mm pas 2 mois de transports à la planète avec notre « énorme » gisement. Bref, il est sûrement très gros par rapport à ce qui a déjà été découvert avant. Très bien. Mais il restera une anecdote de l’histoire de la transition énergétique.
Je ne pense pas que l’utilisation de l’hydrogène puisse être qualifié de “renouvelable” dans votre article. Comme le dit Etienne Klein (cherchez sur Youtube par exemple 😉 ) – “De manière générale, l’utilisation de n’importe quelle énergie ne peut pas être qualifié de “renouvelable” puisque l’énergie est transformée” – Mais ce n’est pas le débat ici, par contre le gisement d’hydrogène sera forcément épuisé un jour, où est donc l’aspect “renouvelable” ?
Exemple : L’energie éolienne n’est pas renouvelable, c’est le vent qui est renouvelable. L’energie est dégradée ensuite (ou transformée comme vous préférez) et n’est donc pas renouvelable !