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Pourquoi la Chine va écraser tout le monde dans la guerre des robots humanoïdes

Les États-Unis peuvent trembler.

La course aux humanoïdes est définitivement lancée et la Chine compte absolument la gagner. Cela tombe bien, puisque le pays est déjà très bien placé grâce aux efforts du gouvernement ainsi qu’aux nombreuses entreprises qui s’efforcent de développer la technologie. Au grand dam des États-Unis.

La future main-d’œuvre chinoise

Combats de kickboxing, marathon… Ces derniers mois, l’Empire du Milieu a organisé plusieurs événements inédits afin de démontrer ses avancées dans la robotique humanoïde. L’enjeu est de taille, et le pays sait exactement où il veut aller. De telles machines sont considérées par les autorités comme de futurs travailleurs polyvalents, qui seront capables de remplacer les humains dans des emplois pénibles ou à faible attractivité comme les usines, les maisons de retraite ou les hôpitaux.

Ils pourront intervenir dans des environnements à risque, ou encore assurer des services dans le tourisme, la sécurité ou la logistique. De quoi compenser l’inexorable déclin démographique de la Chine, la population active devrait chuter de 22 % d’ici à 2050. Le développement des humanoïdes est aussi vu comme un levier de puissance géopolitique : créer une armée de travailleurs robotiques augmenterait la productivité nationale et renforcerait l’influence technologique du pays.

Robot humanoïde
© Image générée par l’IA DALL-E pour Presse-Citron

Un enjeu mondial

L’engouement est mondial, car les progrès technologiques sont devenus de véritables enjeux stratégiques internationaux. Selon Citigroup, le marché des humanoïdes et des services associés représentera 7 000 milliards de dollars d’ici à 2050, avec pas moins de 648 millions d’unités. Il représente tout simplement le segment à la croissance la plus rapide dans la robotique, et est galvanisé par l’essor de l’IA générative.

D’après Elon Musk, qui entend en profiter en développant l’humanoïde Optimus avec Tesla, si un humanoïde coûte environ 25 000 dollars, il s’amortirait en 36 semaines par rapport au salaire minimum américain. Ce délai pourrait même s’écourter dans les pays où les salaires sont les plus élevés. L’intégration des robots humanoïdes pourrait multiplier par dix la taille de l’économie mondiale, estime-t-il.

Et le milliardaire considère également que la Chine a tout pour dominer le secteur. À ses yeux, les meilleures entreprises du secteur, à l’exception de Tesla, seront presque toutes chinoises.

Optimus Tesla Critiques
© Shutterstock

Le nombre fait la force

Car le pays compte déjà une densité de robots par personne dans ses usines supérieure à celle des États-Unis et du Japon. Environ 50 à 60 entreprises travaillent actuellement sur des robots humanoïdes dans le pays, qui prévoit d’en produire plus de 10 000 en 2025, soit plus de la moitié de la production mondiale.

Des efforts qui sont soutenus par le gouvernement, avec plus de 138 milliards de dollars d’investissements dans la robotique et les technologies de pointe sur les deux prochaines décennies. De même, des municipalités, comme Shenzhen, connectent les startups aux financements, offrent des ressources et orientent les fonds privés vers le secteur. Et pour l’heure, le pari est définitivement gagnant malgré la force de certaines entreprises américaines comme Figure AI ou Boston Dynamics. En Chine, le nombre fait la force

  • La Chine multiplie ses efforts pour devenir le leader mondial dans la robotique humanoïde.
  • Le pays espère que cela lui permettra de pallier sa futures pénurie de main-d’œuvre.
  • Des dizaines d’entreprises développent des humanoïdes dans le pays.

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