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Rocket Lab va récupérer ses lanceurs avec un hélicoptère

Rocket Lab est une entreprise spatiale privée. Elle a déjà effectué un grand nombre de lancements commerciaux et le prochain vol s’annonce historique.

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Rocket Lab fusée
© Rocket Lab

Dans le monde du new space et de la course à l’espace il semble y avoir trois catégories, les agences nationales, Space X et… les autres. Ce triste constat n’est pourtant pas une réalité au sein du marché spatial privé, et les écarts de performance entre l’entreprise d’Elon Musk et les autres ne sont pas si grands.

Preuve en est, Rocket Lab, une des plus importantes firmes du new space prévoit en effet de faire revenir ses boosters lors de son prochain vol, qui devrait avoir lieu courant novembre autour du 16 en fonction des conditions météorologiques.

Si l’idée n’est pas nouvelle, elle intervient plus tôt que prévu pour Rocket Lab. En effet selon le calendrier initial de l’entreprise une telle entreprise ne devait pas avoir lieu avant le 17e tir, finalement elle aura lieu dès le 16e.

Car si le retard avec Space X, Virgin Galatic ou Blue Origin n’est pas encore irrattrapable, il pourrait rapidement le devenir. L’entreprise d’Elon Musk maîtrise le retour au sol et la réutilisation de ses lanceurs depuis maintenant plusieurs années, et cette technologie permet de drastiquement réduire les coûts.

C’est devenu une étape obligatoire pour toutes les entreprises du new space si elles veulent toujours proposer une offre compétitive vis-à-vis de Space X. Rocket Lab, comme les autres, est donc obligé de réutiliser ses lanceurs, pour tirer encore plus de fusées, pour encore moins chères.

Une pratique peu orthodoxe

La réutilisation de premier étage a pu être très appréciée à ses débuts, pour son côté spectacle, elle reste toujours une partie importante de la mission lors d’un tir, mais Space X présente un si faible taux d’échec, que la réussite est devenue la norme.

En effet, l’entreprise d’Elon Musk nous a habitués à voir les premiers étages de ses fusées revenir sur Terre en utilisant leur moteur principal comme un énorme frein grâce à la rétropropulsion.

Mais du côté de Rocket Lab, développer une telle technologie coûterait beaucoup trop cher, et les comptes de l’entreprise ne sont déjà pas des plus glorieux. Alors les ingénieurs à la botte de Peter Beck (le PDG) ont eu une idée. Au lieu de faire atterrir les boosters avec un complexe système de rétropropulsion, pourquoi ne pas attraper la fusée en vol ?

En effet une fois le premier étage utilisé il se désolidarisera de la fusée, jusque là rien d’extraordinaire, mais en retombant il se retournera, pour réduire sa vitesse au maximum. Ensuite, il ouvrira un premier parachute pour encore freiner sa descente vers le sol, une fois sa vitesse stabilisée il sera tout simplement rattrapé par un hélicoptère.

Une manœuvre qui peut sembler extrêmement périlleuse. Mais selon Peter Beck, le PDG de l’entreprise, qui est lui-même pilote d’hélicoptère amateur, le plus difficile ne sera pas de « repêcher » le lanceur, mais bien de réussir à la ralentir suffisamment pour qu’il soit rattrapable une fois à hauteur de l’hélicoptère.

En avril dernier, Rocket Lab avait expérimenté ce système de repêchage en lâchant une fusée factice depuis un hélicoptère situé très haut en altitude, un second, plus bas, avait récupéré la fusée sans encombre. Ce tir décisif devrait avoir lieu le 16 novembre prochain.

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