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Rouler au diesel est-il encore rentable en 2025 ? On fait le calcul pour vous

Entre interdictions urbaines et surcoûts mécaniques, le diesel conserve-t-il encore sa pertinence économique face à l’essence ?

Hier encore adulé par les autorités qui y voyaient le sauveur climatique de l’automobile, le diesel traverse une période de disgrâce depuis le milieu des années 2000, qui a empiré depuis le fameux « Dieselgate » du groupe Volkswagen. Le retournement politique fut très brutal : ce carburant autrefois paré de toutes les vertus et encouragé par des avantages fiscaux se retrouve désormais banni des centres urbains les uns après les autres.

Les ZFE (Zones à Faibles Émissions) fleurissent un peu partout dans l’Hexagone, transformant progressivement nos métropoles en territoires interdits pour les véhicules diesel, même récents. Le jeu en vaut-il encore la chandelle ?

La formule magique des 25 000 : quand le diesel retrouve sa superbe

Pour trancher cette question épineuse, rien ne vaut une analyse froide des chiffres. Le diesel, exactement comme le fait un marathonien qui économise ses ressources, demeure incontestablement le compagnon idéal des grands voyageurs. Avec une consommation inférieure de près de 2 L/100 km par rapport à son homologue essence, le moteur diesel conserve toujours l’avantage sur les longues distances.

Les mazouts ont un meilleur rendement énergétique que les moteurs essence, ce qui se traduit par une consommation de carburant plus faible, même si les voitures à essence modernes sont de plus en plus efficientes. Une efficience qui a cependant plusieurs revers : coûts d’entretien plus élevés, moteurs plus complexes et plus onéreux à produire, etc.

Pour amortir le surcoût initial d’acquisition et d’entretien d’un véhicule diesel, le seuil de rentabilité se situe autour des 25 000 km annuels. En deçà, l’équation penche vers l’essence. Si vous êtes professionnel, ou souvent sur les routes pour d’autres raisons, le diesel reste donc un allié de poids, à condition de rester loin des ZFE bien entendu.

Sous le capot : puissance et autonomie, le diesel fait encore parler la poudre

L’argument financier n’est pas le seul à peser dans la balance. Le couple généreux (force de rotation que le moteur peut produire) délivré par les moteurs diesel permet de démarrer facilement, de monter des côtes sans difficulté et de reprendre de la vitesse sans avoir à rétrograder fréquemment. La conduite est alors plus souple, plus agréable et on joue moins avec le levier de vitesse : cela reste assez idéal en ville ou dans les routes sinueuses.

Une réserve de puissance très appréciable si vous êtes propriétaire d’un SUV ; forcément plus patauds et plus lourds ; d’un break, d’un monospace (oui, ils existent encore) ou alors d’un utilitaire. Pour les adeptes du tractage, le diesel reste aussi devant : remorque ou caravane, un moteur diesel de 2.0 L de cylindrée les emmènera toujours plus aisément qu’un moteur essence de cylindrée équivalente. Ce, toujours grâce au couple élevé qu’ils peuvent délivrer à bas régime, contrairement aux moteurs essence qu’il faut faire grimper dans les tours pour atteindre la plage de couple idéale.

Revenons maintenant sur l’autonomie : moins d’arrêts pour les ravitaillements signifie plus de temps sur la route et moins d’interruptions lors de longs périples. Un avantage psychologique non négligeable si vous devez rouler régulièrement sur de longs trajets.

Même sur le front des émissions, le diesel n’a pas dit son dernier mot. Avec des rejets de CO2 toujours inférieurs à l’essence, il peut encore limiter la douleur au moment de régler le malus écologique. Attention néanmoins, un diesel émet des particules fines et des oxydes d’azote (NOx), des polluants nocifs pour la santé. Même si l’AdBlue est obligatoire depuis 2019, l’efficacité de ce système peut varier en fonction des conditions de conduite, de l’entretien du véhicule.

Le diesel en 2025 n’est ni un choix universellement pertinent, ni une option définitivement obsolète. Sa pertinence dépend essentiellement de votre profil d’utilisation : si vous êtes un conducteur urbain occasionnel ou parcourant moins de 25 000 km annuels, l’essence représente probablement l’option la plus judicieuse. À l’inverse, si vous sillonnez régulièrement nos belles routes dans le cadre professionnel ou que vous emmenez votre famille au bout de l’Europe lors des vacances, le diesel conserve toute sa légitimité économique. Analysez donc vos besoins de manière lucide tout en tenant compte des pressions réglementaires fluctuantes pour faire votre choix.

  • Le diesel, autrefois favorisé par les pouvoirs publics, est désormais restreint dans de nombreuses villes, mais reste pertinent pour les longs trajets et les gros rouleurs.
  • Son rendement énergétique supérieur assure une consommation réduite et une autonomie accrue, ce qui le rend idéal pour les véhicules lourds et le remorquage.
  • Malgré les restrictions et la fiscalité défavorable, il conserve un avantage économique pour ceux qui parcourent plus de 25 000 km par an, loin des zones à faibles émissions.

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