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Rugby : comment le nouveau protège-dent connecté promet d’améliorer le bien-être des joueurs

Alors que le Tournoi des Six Nations bat son plein, un protège-dent d’un nouveau genre s’incruste sur le terrain. De quoi s’agit-il ?

Après la Coupe du monde de rugby à l’automne dernier, les fans de rugby se délectent du Tournoi des Six Nations qui vient de commencer. Comme le football américain ou le hockey, le rugby fait partie de ces sports qui présentent de forts risques de commotions cérébrales. Ces traumatismes crâniens sont causés par des chocs violents à la tête et au choc. C’est un véritable fléau dans ce milieu.

Que cela soit dans l’Hexagone ou aux quatre coins du monde, la question des commotions cérébrales dans le rugby (et plus globalement dans le sport) inquiète. World Rugby est l’entité qui régule le rugby mondial et organise des événements d’envergure comme la Coupe du monde. Dernièrement, elle a mis au point un dispositif pour mieux prévenir les commotions cérébrales : le protège-dent connecté.

Le protège-dent est un accessoire incontournable pour de nombreux joueurs de rugby, professionnels ou pas. Cette version avancée du protège-dent est capable de signaler les chocs trop forts pour mieux déceler les commotions cérébrales.

Protège-dent connecté : comment ça fonctionne ?

Alors que les commotions cérébrales sont à prendre au sérieux, Wolrd Rugby a investi plus de 2 millions d’euros pour développer ces protège-dents connectés avec des entreprises spécialisées. Le dernier modèle présenté a été produit en partenariat avec Opro, l’un des principaux fabricants de protège-dents.

Composés d’accéléromètres et de gyroscopes, les protège-dents connectés mesurent les accélérations de la tête. Lorsque celles-ci dépassent un certain seuil, une alerte Bluetooth est envoyée sur une tablette détenue par les médecins présents sur le bord du terrain. L’arbitre est alors informé et le joueur qui a subi le choc est sorti afin de subir le protocole HIA 1, qui permet de diagnostiquer une commotion.

Ces protège-dents d’un nouveau genre ne sont, bien évidemment, pas là pour remplacer le protocole commotion. Au contraire ! Il s’agit d’une mesure de protection supplémentaire pour mieux protéger les joueurs et contribuer à leur bien-être et à leur bonne santé.

Mais l’utilité du protège-dent connecté ne s’arrête pas au coup de sifflet. En effet, toutes les données concernant les chocs subis lors du match sont accessibles aux médecins, aux entraîneurs ou encore aux membres de l’équipe. Cela va permettre d’améliorer le suivi des joueurs ainsi que d’adapter les entraînements à suivre.

Malgré l’importance d’une nouvelle mesure pour mieux appréhender les commotions cérébrales, les joueurs ont encore un peu de mal à se faire à ce tout nouveau dispositif. Pour commencer, tous les joueurs de rugby ne sont pas équipés d’un protège-dent. Certains préfèrent jouer sans. De plus, ce protège-dent connecté est imposant et peut être contraignant. Cela prendra du temps, mais les joueurs ont tout intérêt à s’habituer à cette nouveauté.

Contrairement à ce qui a été dit en octobre dernier, World Rugby précise que le protège-dent connecté n’est pas obligatoire. Les joueurs ont le choix. Au besoin, les protège-dents connectés peuvent être ajustés et modifiés afin d’améliorer le confort des joueurs.

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