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Sécheresse : des chercheurs de Stanford au secours de la planète

Des scientifiques de l’Université de Stanford proposent un nouvel outil qui va permettre d’économiser l’eau.

  • La sécheresse commence à devenir un énorme problème, y compris en France
  • Des chercheurs de l’Université de Stanford proposent un nouvel outil aux agriculteurs
  • Il devrait permettre d’optimiser l’irrigation des cultures

Le manque d’eau devient un problème majeur à l’échelle globale, et la France n’est plus épargnée. Récemment, le conseil départemental des Pyrénées-Orientales a par exemple déclenché un plan exceptionnel de sobriété de l’eau pour préserver et sécuriser cette ressource de plus en plus rare.

Dans ce contexte, des chercheurs de l’Université de Stanford viennent justement de mettre au point un nouvel outil d’optimisation de l’irrigation à destination des agriculteurs. Il pourrait les aider à réduire leur consommation d’eau.

Concrètement, ce dispositif permet d’estimer rapidement les pertes des sols en eau dus à l’évapotranspiration. C’est un processus par lequel l’eau liquide terrestre est renvoyée dans l’atmosphère environnant sous forme gazeuse. Or, ce problème s’amplifie avec le réchauffement du climat, et cela amplifie les risques de sécheresse.

Une agriculture intelligente

Le système de scientifiques de Stanford fonctionne 100 fois plus vite que les modèles existants actuellement, le tout en gardant des niveaux de précision élevés. Leur outil est basé sur un savant mélange de technologies telles que le big data et l’internet des objets.

Cité par nos confrères de Phys.org, Daniel Tartakovsky, professeur de science et d’ingénierie de l’énergie et auteur principal de cette étude, s’est réjoui : « Avec cette recherche, nous contribuons à tenir la promesse de l’agriculture intelligente de continuer à nourrir durablement des milliards de personnes dans le monde et de préserver notre planète pour les générations futures. »

Il ajoute en présentant ce système d’agriculture intelligente où les cultures ne sont arrosées que lorsqu’elles en ont vraiment besoin : « Historiquement, l’irrigation a été largement dissociée des besoins de la plante à un moment donné. L’irrigation au goutte-à-goutte, qui s’appuie sur des pratiques d’agriculture intelligente, contrecarre cette tendance. »

Il faudra un peu de temps avant que ces technologies ne se démocratisent plus largement auprès des exploitants, mais cela représente en tout cas un vrai pas en avant pour ce secteur d’activité. En février dernier, nos confrères de l’Union rapportaient des chiffres datant de 2019 qui permettaient de connaître les prélèvements d’eau par activité en France.

On notait alors que l’agriculture représentait 3,2 milliards de mètres cubes d’eau douce. Un niveau élevé mais largement inférieur au volume d’eau prélevé pour le refroidissement des centrales électriques, essentiellement nucléaires : 15,3 milliards.

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