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Sécurité sociale de l’alimentation : pourrez-vous payer vos courses avec votre carte vitale ?

Une Sécurité sociale de l’alimentation pourrait-elle voir le jour en France ?

Ce jeudi 20 février 2025, l’Assemblée nationale va examiner une proposition de loi qui vise à expérimenter une “Sécurité sociale de l’alimentation”. L’idée de ce projet porté par plusieurs associations depuis 2019 est de garantir un accès équitable à une alimentation saine.

Aujourd’hui, la malbouffe est un véritable fléau. Si les consommateurs sont vivement encouragés à mieux manger, à acheter des produits biologiques et/ou produits localement, cela fait généralement grimper le prix du caddie. Tout le monde ne peut pas se permettre de bien manger. Selon Crédo, une personne sur six souffre de précarité alimentaire dans l’Hexagone.

C’est pour cette raison que plusieurs élus travaillent sur ce projet de “Sécurité sociale de l’alimentation”. Pour faire simple, chaque Français recevrait 150 euros par mois pour manger plus sainement.

150€/mois pour mieux manger ?

Ce projet de “Sécurité sociale de l’alimentation” s’appuie sur trois piliers fondamentaux : une aide universelle, un financement solidaire (via des cotisations) et un conventionnement strict. Comme c’est déjà le cas pour la Sécurité sociale, seuls certains produits seront éligibles. Pour pouvoir acheter des denrées alimentaires, ces derniers devront respecter plusieurs critères sociaux et écologiques. Hors de question, donc, d’acheter vos céréales Trésor de Kellogg’s ou un pot de Nutella avec cette “carte vitale alimentaire”.

En plus de permettre aux Français de manger plus sainement, ce projet a pour objectif de réduire les coûts de santé liés à la malbouffe. Chaque année, la somme de 18,6 milliards d’euros est allouée au diabète ou à l’obésité. Ce n’est pas tout. L’idée est également de stimuler l’économie locale et de renforcer les circuits courts, ce qui devrait faire le bonheur des agriculteurs et autres “petits” producteurs.

Cet examen de l’Assemblée nationale n’a pas vocation à imposer ce projet mais à financer des expérimentations ici et là. Des tests ont d’ores et déjà été réalisés à Bordeaux auprès d’étudiants ainsi qu’à Montpellier. Dans ces deux cas, les bénéficiaires ont cotisé pour toucher 100 euros par mois. Le verdict est sans appel : les personnes mangent plus sainement et se sentent mieux.

Mais c’est bien la question du financement qui plane au-dessus de ce projet. Alors que le budget destiné à la Sécurité sociale s’élève à 666 milliards d’euros en 2025, ce projet de “Sécurité sociale alimentaire” demanderait 120 milliards d’euros par an. Il s’agit donc pour le moment d’une utopie mais l’idée fait son chemin…

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