Depuis bientôt trois ans et la rupture introduite par ChatGPT, l’IA est dans toutes les têtes. Alors que des sommes faramineuses sont investies dans ces technologies et qu’elles sont porteuses de nombreux espoirs, des craintes sont aussi exprimées, notamment celles concernant l’emploi et les risques de voir ces innovations remplacer des travailleurs humains.
Deux métiers que l’on pensait protégés
Invité du podcast « People by WTF » vendredi dernier, Bill Gates a estimé que l’IA pourrait se substituer à des métiers tels que les professeurs et les médecins. Une idée d’autant plus surprenante qu’on pensait ces professions à l’abri. Mais, selon l’entrepreneur, il s’agit plutôt d’une bonne nouvelle.
Il explique ainsi : « L’IA interviendra et fournira des informations médicales, et il n’y aura pas de pénurie. » On peut notamment penser à des zones comme l’Inde ou l’Afrique où le manque de professionnels de santé est toujours criant, mais aussi… aux États-Unis.
Cité par Business Insider, Michael Dill, directeur des études sur la main-d’œuvre à l’Association of American Medical Colleges (AAC) soulignait ainsi l’an dernier : « Le pays a besoin de centaines de milliers de médecins pour fournir des soins égaux à tous, y compris aux minorités, aux personnes sans assurance maladie et aux personnes vivant en zone rurale ».
Outre ces professions, Bill Gates estime que les ouvriers d’usine, les équipes de construction, ou encore les agents d’entretien pourraient être impactés. On sait d’ailleurs que de grandes entreprises comme Nvidia, travaillent sur des robots humanoïdes qui commencent à devenir très convaincants.
Des robots pour remplacer les ouvriers d’usine ?
Il souligne à cet égard : « Il faut des mains extrêmement douées pour faire ces choses. Nous y parviendrons ». Ici encore, loin de penser chômage, l’entrepreneur préfère voir le verre à moitié plein : « On peut prendre une retraite anticipée, on peut travailler des semaines plus courtes. Il va falloir repenser presque philosophiquement la question : “Comment occuper son temps ».
Une idée certes séduisante sur le papier, mais encore faudra-t-il s’assurer que les richesses produites seront réparties équitablement et pas concentrées uniquement dans les seules mains (humaines) des détenteurs de ces technologies.
On peut aussi noter une contradiction dans ses propos, puisque le cofondateur de Microsoft expliquait récemment qu’il ne croyait pas à une destruction massive des emplois par l’IA. Il citait notamment en exemple les joueurs de baseball, arguant que personne n’avait envie de les voir remplacés par des machines. Plus de précisions à ce sujet dans notre précédent article ici.
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