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Seul au Venezuela depuis 100 ans, Chevron affole la Bourse : futur Nvidia du pétrole ?

Avec ses comptes solides et sa présence en solitaire au Venezuela, qui détient 18 % des réserves mondiales de pétrole, Chevron est sous les feux des projecteurs. Ses concurrents ExxonMobil et BP ne sont pas présents sur place et Donald Trump compte investir massivement pour relancer le pays suite à la capture de son président Nicolás Maduro.

La deuxième compagnie pétrolière américaine après ExxonMobil, Chevron, est en train de faire les gros titres. Depuis la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, samedi 3 janvier 2026, l’entreprise voit son action secouée par un intérêt massif. Il faut dire qu’elle est la seule des « majeures » à opérer sur le territoire, alors que ses concurrents BP, Shell et Total ne sont pas présents (ni ses concurrents américains, comme Valero, ConocoPhillips ou encore Marathon et Occidental Petroleum).

Cotée au NYSE (New York Stock Exchange), Chevron capitalise plus de 320 milliards de dollars en Bourse, et sur une période « normale », la compagnie génère des dizaines de milliards de dollars de cash-flow opérationnel par an. Parmi ses investisseurs, on note la présence du conglomérat Berkshire Hathaway (Warren Buffett), The Vanguard Group, ou encore BlackRock. Depuis 35 ans, Chevron n’a cessé d’augmenter son dividende, de quoi satisfaire tous ceux qui ont rejoint son capital.

À la suite de l’extraction de Nicolás Maduro par les forces spéciales des États-Unis, le président américain Donald Trump a confirmé qu’il comptait bien investir en masse dans la production de pétrole vénézuélien. Avec une réserve prouvée de 303 milliards de barils, soit 18 % des réserves mondiales, le pays se classe en première position devant l’Arabie Saoudite, et une barrique sur cinq prouvée dans le monde se trouve au Venezuela. Une bénédiction pour Chevron, présent depuis 100 ans.

Chevron Logo Petrolier
© Chevron

Sanctions massives sur le pétrole vénézuélien

Pour que Chevron décolle vraiment, il faudra encore que les sanctions soient levées au Venezuela. Sous l’ère de Nicolás Maduro, président depuis 2013, les États-Unis avaient mis en place des barrières sévères pour empêcher la compagnie d’état, PDVSA, de contribuer au succès du dictateur. Celles-ci comprenaient notamment l’interdiction de vendre du pétrole vénézuélien à des entreprises américaines, sauf dérogation spécifique. Les autres sanctions étaient plus spécifiques au président lui-même, avec des gels d’avoirs, des interdictions de voyager et des blocages d’actifs.

Alors que la capture de Maduro s’est déroulée au cours du week-end, les répercutions en Bourse n’ont pas pu être observées directement. Mais lundi 6 janvier 2026, à l’ouverture du New York Stock Exchange, l’action Chevron a connu une hausse de plus de 6 %, à 165,75 dollars. Au cours des cinq dernières années, le dernier rebond majeur de l’entreprise remonte à 2022, lorsque les prix du baril de Brent et WTI augmentaient considérablement avec la guerre en Ukraine (réduisant les exportations russes) et la reprise post-Covid de la demande énergétique mondiale.

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