Connaissez-vous la nomophobie ? Si tel n’est pas le cas, vous devriez prêter attention à ce qui va suivre, car vous en souffrez peut-être sans en avoir pris conscience. Concrètement, ce terme correspond à la contraction des mots anglais « no », « mobile », « phone », et « phobia». En clair, il s’agit d’un sentiment de peur ou d’anxiété lié au fait de se retrouver sans son téléphone, de l’avoir égaré, ou de ne plus le retrouver.
Des symptômes problématiques
Comme l’explique Thibaud Dumas, docteur en neurosciences et auteur du livre J’arrête de scroller (ou presque) à Ouest-France, cette dénomination n’est pas encore reconnue sur le plan médical, même si des études sont actuellement menées en Corée du Sud par des chercheurs.
Cela correspond toutefois à des symptômes bien réels qui se matérialisent notamment par des troubles anxieux, détaille l’expert : « Ça se caractérise par une très forte occupation mentale, des réactions d’impulsivité parfois, allant jusqu’à des démangeaisons, voire des tremblements dans les cas les plus graves ».
Il ajoute au sujet des smartphones :
On vit dans une société dans laquelle beaucoup de choses convergent vers eux et on se rend compte rapidement que c’est compliqué de s’en passer. Au-delà de son utilisation pratique, parfois, notre téléphone peut facilement nous rendre accros à des choses très diverses, comme un jeu, un site d’actualité, un réseau social ou une discussion avec une personne ou un groupe de personnes.
Le chercheur ne veut toutefois pas donner des leçons et il précise bien que « chacun est libre de faire ce qu’il veut de son temps ». Mais, lorsque passer ses journées sur un smatphone commence à créer des émotions négatives, ou une dépression, cela devient problématique et il est temps d’agir.
En ce sens il n’existe pas de remède miracle, mais tout doit se gérer pas à pas. Il en va ainsi des fameuses “digital detox” ou détox numérique qui doivent se faire progressivement, car dans le cas contraire, le choc peut être puissant.
Les dumb phones, une bonne idée ?
Une autre solution à ce phénomène réside dans l’utilisation des “dumb phones”, des téléphones basiques qui n’offrent que les fonctions essentielles, comme les appels et SMS. Contrairement aux smartphones, ces appareils ne permettent pas d’installer des applications addictives ou d’accéder aux réseaux sociaux et aux sites de e-commerce.
Cette limitation réduit considérablement les risques de dépendance numérique, car l’utilisateur n’est plus exposé aux sollicitations constantes et aux algorithmes conçus pour capter l’attention. Pour en savoir plus sur ce concept, n’hésitez pas à aller relire notre article très détaillé ici.
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