Voilà des mois que l’on sait que Musk souhaite une Tesla accessible à tous, un véhicule abordable à un tarif situé aux alentours des 25 000 dollars. Lorsque l’on voit la dynamique de marché des véhicules électriques, le pari semble presque aberrant. La seule voiture approchant peu ou prou ce prix est la Dacia Spring, proposée en France à partir de 20 800 euros. Tesla n’est pas le seul constructeur à vouloir combler le segment low-cost de sa gamme électrique. La Citroën ë-C3 se positionne également dans cette grille tarifaire, ou encore la future R5 de Renault. Toutefois, faire du low-cost peut se payer au prix fort, non pas pour l’acheteur, mais au niveau de la chaîne de production.
La stratégie managériale prévue par Musk a de quoi interpeller, et ce dernier semble parfaitement assumer ses positions. Comme à son habitude, les déclarations qu’il a formulées lors d’une récente conférence téléphonique laissent un goût plutôt amer en bouche.
Travailler plus pour produire plus
Le futur véhicule d’entrée de gamme du constructeur, baptisé Redwood en interne, est prévu pour une mise en production en 2025 et sera fabriqué dans la Gigafactory d’Austin, au Texas. Lors de cette fameuse conférence téléphonique qui concernaient les résultats financiers de l’entreprise, Musk a également fait l’annonce officielle de l’arrivée de la Redwood à ses investisseurs.
Il en a profité par ailleurs pour faire comprendre à quel point la production de ce véhicule est d’une importance capitale pour Tesla. Très sûr de lui, il a aussi affirmé que la chaîne de production du véhicule sera tellement avancée technologiquement qu’il n’existera aucun équivalent à celle-ci. Un discours dans lequel on reconnaît très bien le caractère un poil mégalomane milliardaire, qui ne surprend presque plus.
De manière très explicite, il a fait également comprendre que le projet nécessitera un engagement sans faille des employés. « Nous avons réellement besoin que les ingénieurs soient sur le terrain (…) Nous allons littéralement dormir sur les lignes de production. Et je dis bien littéralement », a-t-il expliqué.
Quand l’humain devient une variable d’ajustement
Ce ne sera, en effet, pas la première fois que les employés de la firme américaine seront considérés comme de simples rouages de cette grande chaîne de production. De quoi amplifier les craintes relatives aux conditions de travail chez Tesla et rappeler quelques mauvais souvenirs, particulièrement lors de la période de lancement de la Model 3 en 2017.
Un moment industriel intense et violent, ou les employés dormaient à même le sol après avoir enchaîné douze heures de travail d’affilée. Une pratique que Musk lui-même avait adoptée puisqu’il avait fièrement déclaré qu’il avait passé trois ans d’affilée dans son usine du Nevada sans rentrer chez lui. En lieu et place de lit, le dessous de son bureau lui suffisait.
La quête vers l’efficacité et la réduction des coûts est virtuellement illimitée, à partir du moment où le bien-être des travailleurs passe au dernier plan. Cela n’a cependant pas empêché Tesla de sortir des milliers de modèles aux finitions douteuses de ses usines par le passé. Mais Musk reste toutefois confiant quant au futur lancement de la Redwood. « Je suis convaincu qu’une fois qu’on sera lancés, cela éclipsera totalement toute autre technologie de fabrication présente sur la planète » a-t-il asséné. Vivement 2025 !
- Elon Musk a donné plus de détails quant à la future mise en production de la Tesla à 25 000 dollars.
- Face aux investisseurs, il a expliqué que l’engagement des employés dans le projet devra être sans commune mesure.
- Il a déclaré que les employés devront littéralement être présents constamment dans la Gigafactory texane, quitte à dormir sur place.
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Le rêve américain…
C’est pas nouveau ça ! toit le monde sait bien que c’est un gros connard ce mec…