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Un sous-marin russe en difficulté menace d’exploser, il longera bientôt les côtes françaises

Il est en perdition dans l’Atlantique, après avoir franchi le détroit de Gibraltar, et son équipage n’arrive pas à résoudre un gros problème technique. À bord du sous-marin russe « Novorossisk », du carburant s’écoule directement dans la cale. Une explosion pourrait être imminente.

Cela fait plusieurs jours que les Américains décollent de Sicile avec un P-8A Poseidon sur différentes zones au beau milieu de la Méditerranée, puis de l’Atlantique. Leur objectif, suivre l’avancée du sous-marin russe « Novorossisk » en difficulté. D’abord au large de Malaga, en Espagne, puis au niveau de Gibraltar et enfin des côtes portugaises ce lundi matin, cela fait une petite semaine qu’il progresse et qu’il attire l’attention… pour un risque imminent d’explosion.

À bord du Novorossisk, selon la chaîne Telegram d’opposition au régime de Poutine, Tchéka-OGPU, l’équipage n’arriverait pas à régler un problème « au système de carburant », dont ce dernier s’écoulerait « directement dans la cale ». Selon les dires de la chaîne, l’équipage serait dans une grande détresse, car « faute de pièces de rechange et de spécialistes qualifiés à bord, l’équipage est incapable de résoudre le problème ».

Le plus gros risque serait une explosion du fait de cette quantité de carburant dans la cale. Pour limiter ce risque, l’équipage n’aurait alors d’autres choix que de rejeter ce carburant directement dans la mer. Le sous-marin de 74 mètres de long fonctionne avec une propulsion diesel-électrique, où les moteurs diesel rechargent des batteries qui font ensuite fonctionner les moteurs électriques pour les hélices. Auront-ils suffisamment d’autonomie pour repartir ? En temps normale, celle-ci est généralement de 45 jours.

Face au risque d’explosion, les conséquences pourraient être grandes puisque le sous-marin, de classe Kilo amélioré, est un sous-marin d’attaque, qui possède donc à bord des missiles.

Le sous-marin russe Novorossisk est en route vers les côtes françaises

Le samedi 27 septembre, de nouvelles informations sur la localisation du sous-marin Novorossisk montraient que ce dernier avait repris sa navigation et franchi Gibraltar, le faisant donc entrer dans les eaux de l’océan Atlantique. Puis, lundi 29 septembre, ce dernier se trouvait certainement au large de Lisbonne au Portugal, d’après l’avancée des recherches de la marine américaine. L’appareil de classe Kilo a été construit dans les chantiers de Saint-Pétersbourg.

Pour qu’il puisse être réparé, il lui faudra maintenant qu’il longe les côtes françaises (ce qu’il devrait faire ces prochains jours), en direction d’une base en mer Baltique, voire de Saint-Pétersbourg directement. Sa progression ne pourra pas dépasser les 20 noeuds en plongée, et 17 noeuds en surface. Mais ces valeurs peuvent évidemment changer en fonction de la charge, de la profondeur, et des conditions.

Le sous-marin est connu des renseignements français puisqu’en 2022, il avait été aperçu près des côtes bretonnes, et escorté par des frégates françaises, avec des patrouilleurs espagnols, avant d’être transmis à une autre frégate, cette fois-ci britannique. Cinq ans auparavant, l’ancien ministre des Armées Jean-Yves Le Drian avait déjà prévenu que la Russie guidait des sous-marins vers les côtes bretonnes, une annonce tout à fait singulière à l’époque.

Plus récemment, au mois de juin 2025, le Novorossiisk faisait à nouveau parler de lui en transit dans la Manche. Il était alors certainement en directement de la Méditerranée, où il est resté tout l’été.

Sous Marin Russe Novorossiisk 2022 France
© Marine nationale

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