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Stormchaser, ou comment Facebook chasse les fake news… sur Facebook

Facebook a mis au point un logiciel permettant détecter et supprimer les informations qui le concernent directement. Dénommé Stormchaser, l’outil est plutôt efficace, si bien que certains se demandent pourquoi l’entreprise ne l’utilise pas pour contrer les fausses nouvelles.

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Facebook
© Pxhere

Depuis l’affaire Cambridge Analytica, Facebook est dans l’obligation de réagir. Le réseau social est en effet accusé d’offrir un espace redoutablement efficace pour toute personne ou organisation désireuse de manipuler les internautes.

Pour y faire face, l’entreprise s’est montré particulièrement active en période d’élections. Des comptes véhiculant des informations erronées ont par exemple été supprimés. Facebook a par ailleurs créé des outils permettant à ses utilisateurs de juger de la fiabilité d’une source avec des résultats décevants car les contenus véhiculant des fake news sont très résilients.

Ce qu’on ignorait en revanche, c’est que Facebook a développé ,en 2016 un logiciel, permettant de détecter sur son réseau les fausses nouvelles la concernant directement. Baptisé Stormchaser, cet outil permet de détecter et de supprimer tous types de contenus (memes, contenus copier-coller véhiculant un hoax…). Il est également opérationnel sur la messagerie WhatsApp.

Facebook aurait cessé d’utiliser Stormchaser depuis le milieu d’année 2018

Le cas le plus emblématique concerne une rumeur diffusée aux Philippines. Stormchaser a détecté la fausse nouvelle. Une alerte a alors été placée dans le fil d’actualité des utilisateurs exposés leur expliquant que les informations qu’ils ont lu concernant Facebook étaient erronées.

Tous types de contenus circulent autour de Facebook sur sa propre plateforme, si bien que Stormchaser a eu fort à faire. Une rumeur persistante indique que l’entreprise écoute les utilisateurs à l’aide du microphone de leurs téléphones. Des blagues circulent aussi autour de Mark Zuckerberg affirmant qu’il est un extraterrestre ou un illuminati.

Mais Stormchaser a également été utilisé pour faire face aux mouvements d’opposition à Facebook tels que le hashtag #DeleteFacebook, qui appelait à se désinscrire du réseau social. L’usage du logiciel est ici beaucoup plus discutable puisqu’il ne s’agit pas de lutter contre les fausses nouvelles mais de préserver les intérêts de l’entreprise.

La question est aussi de savoir pourquoi Facebook n’utilise pas Stormchaser, qui semble assez performant, pour lutter contre d’autres types de fausses nouvelles et notamment les manipulations politiques en périodes d’élections. Interrogé sur le sujet, un porte-parole de la société a répondu que cela n’aurait pas été possible :

Nous n’avons pas utilisé cet outil interne pour lutter contre les fausses nouvelles parce que ce n’était pas la raison pour laquelle il avait été conçu, et cela n’aurait pas fonctionné. Cet outil a été construit avec une technologie simple qui nous a aidés détecter les publications sur Facebook en fonction de mots-clés, afin que nous puissions envisager de réagir à la confusion des contenus sur notre propre plateforme. Comparer les deux est une fausse équivalence.

Stormchaser est toujours à disposition de Facebook, mais la compagnie indique avoir cessé de l’utiliser au milieu de l’année 2018.

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