- La NASA a envoyé lundi un ballon à « super-pression » dans la stratosphère
- Moins de 48 heures après, il a subi une fuite, une « anomalie »
- Le ballon est retombé dans l’océan et la NASA espère récupérer la charge utile
Un jour et demi après son déploiement, le ballon à super pression et sa charge utile sont revenus sur Terre. La NASA avait misé gros dans cette mission atmosphérique d’un nouveau genre. Composé de deux expéditions (la première a réussi le 16 avril), cette mission devait permettre à l’agence spatiale américaine de mieux comprendre l’origine des particules de rayons cosmiques qui entrent dans l’atmosphère.
La mission, qui a décollé depuis la Nouvelle-Zélande, devait durer plusieurs semaines afin de collecter les données scientifiques nécessaires. Mais moins de 48 heures après le lancement, le ballon est déjà de retour dans le Pacifique Sud, victime d’une « anomalie ».
La NASA utilise depuis des années des ballons atmosphériques pour se rendre dans les hautes altitudes de la Terre. Mais avec cette nouvelle mission, la NASA a utilisé un ballon à « super pression ». Ce dernier est légèrement différent des ballons scientifiques utilisés habituellement par l’agence spatiale américaine.
La super-pression amène de super-problèmes
Les ballons à super pression sont en effet capable de se stabiliser à une certaine altitude. Les ballons classiques utilisent les courants d’air chauds et froids pour se diriger, mais ils ne peuvent pas conserver une altitude similaire sur un temps long et font des petites « vagues » au cours de leur route.
La NASA espère maintenant être capable de retrouver la charge utile, conçue par l’Université de Chicago. Afin de limiter l’impact de cette dernière sur la vie marine, le ballon avait justement été conçu pour ne pas flotter et s’enfoncer le plus « rapidement possible » dans les fonds marins.
Les ballons, les fusées écolos et low cost de demain ?
En plus de la NASA, des entreprises s’intéressent au développement des ballons atmosphériques. Si ces solutions sont parfaites pour des missions scientifiques à moindre coût, les ballons pourraient également permettre de se rendre dans « l’espace » sans avoir d’impact sur l’environnement et de manière beaucoup plus douce.
En France deux entreprises développent cette idée, Zephalto et Stratoflight. Elles espèrent pouvoir mener des missions touristiques vers de hautes altitudes (+ de 10 000 m) et ainsi tirer de premiers revenus de leurs ballons. Ces vols pourraient survoler des régions comme l’Europe de l’Ouest ou l’Atlantique.
À une telle altitude, les touristes présents dans la nacelle sous le ballon seront capables d’observer la rotondité de la Terre ainsi que le ciel étoilé, sans la moindre pollution lumineuse. Les deux entreprises espèrent mener un premier vol de démonstration au cours de l’année 2024 avant le lancement des opérations, idéalement dès 2025.
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