Si l’intelligence artificielle nous permet d’être plus productifs au travail, celle-ci a un coût énergétique immense. Pour satisfaire la demande en énergie de leurs nouveaux centres de données, les géants de la tech investissent donc massivement dans de nouvelles capacités de production d’énergie renouvelable, ainsi que dans le nucléaire. Néanmoins, pour certaines sociétés, la solution ultime serait d’effectuer les calculs nécessaires à l’entraînement et à l’utilisation des modèles d’IA dans des satellites dans l’espace, où l’énergie solaire est disponible en abondance.
Et, parmi ces sociétés, il y a Google. Son projet Suncatcher n’en est qu’à ses débuts. Mais si la firme parvient à développer celui-ci, celle-ci serait en mesure d’accéder à une énergie solaire disponible presque en permanence, ce qui permettrait de produire jusqu’à huit fois plus d’énergie solaire que sur Terre. Et, cette semaine, Google vient de franchir une étape importante : l’envoi d’un premier satellite. Pour le moment, il ne s’agit pas d’une mise en service, mais d’un prototype. Google a confirmé le bon déroulement de la mission, qui a utilisé une fusée SpaceX. Le contact a bien été établi avec les satellites et, désormais, Google va collecter des données pour savoir si ses TPU (puces dédiées aux calculs de l’intelligence artificielle) résistent aux conditions de l’espace.
Up, up, and away. 🚀
Today, in partnership with @planet, we launched a prototype satellite carrying four TPUs into orbit on @SpaceX‘s Transporter-18 rideshare mission. This launch is the first step of Project Suncatcher, our long-term research moonshot to see whether we can one… pic.twitter.com/6WakAX8q7N
— Google (@Google) October 1, 2026
Une autre mission est déjà prévue en 2027
Les satellites que Google vient d’envoyer permettent donc uniquement de tester les performances des TPU lorsque ces puces sont exposées aux conditions spatiales, et notamment les radiations, en orbite terrestre basse. Néanmoins, une autre mission est déjà prévue en 2027, si tout se passe bien. Et, dans le cadre de cette mission, Google enverra deux satellites, afin de tester le laser qui assurera la communication entre satellites. En effet, la firme prévoit d’exploiter des satellites équipés de TPU qui se déplacent en grappes.
Sinon, il est à noter que, comme Google, SpaceX prévoit d’exploiter des centres de données en orbite, pour faire les calculs de l’intelligence artificielle. Dans une publication sur le réseau social X, Elon Musk a d’ailleurs indiqué que son satellite Star Mind sera disposera d’une puissance solaire de 250 kW. Sinon, on sait déjà que lorsqu’elle sera mise en service, la constellation de centres de données orbitaux de SpaceX utilisera des puces Nvidia modifiées.
Each @SpaceX Star Mind super intelligence spacecraft will have over 250kW of solar power, which is about 20% more than the International Space Station https://t.co/XeSefgo6UY
— Elon Musk (@elonmusk) October 1, 2026
- Google veut faire les calculs pour l’intelligence artificielle dans l’espace, où l’énergie solaire est disponible en abondance
- Et la firme vient d’envoyer un premier satellite qui lui permettra de savoir si ses puces TPU, dédiées à l’intelligence artificielle, résistent bien aux conditions en orbite terrestre basse
- Une autre mission, pour envoyer deux satellites, est déjà prévue en 2027
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