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Super Lune rose : En quoi était-elle si (peu) spéciale ? 

Ils étaient nombreux à l’attendre mais elle est jamais venue. Le rendez-vous était donné hier soir pour observer la Super Lune rose, mais la réalité a déçu.

Les plus chanceux d’entre nous auront pu avoir un coin de ciel dégagé tôt ce matin, afin d’admirer la fameuse « Super Lune rose » qui a tant fait l’actualité et qui promettait un spectacle des plus rares. Face à l’emballement médiatique de ces derniers jours, beaucoup de novices avaient réglé leur réveil sur le beau milieu de la nuit, à 3 h 31 très précisément, pour admirer cette Lune et ce spectacle céleste des plus rares.

Mais quelle ne fut pas leur surprise au cœur de la nuit, quand ils tombèrent face à une Lune, tout ce qu’il y a de plus classique. Notre satellite n’était en effet pas rose la nuit dernière — il ne l’a jamais été et ne devrait jamais l’être d’ailleurs — ce faux événement vient en réalité d’une (très) mauvaise traduction d’une légende amérindienne. 

Une super Lune pas rose du tout

Les tribus occupant les États-Unis à l’époque précolombienne avaient en effet pris l’habitude de donner une couleur à chaque pleine Lune. La première pleine Lune survenant après l’équinoxe de printemps était ainsi surnommée « Lune rose », et pour cause, elle était souvent annonciatrice de la fleuraison d’une fleur typique de la région : la Phlox subulata, qui elle, est rose. 

Si le mystère de la couleur de cette Lune est résolu, au plus grand regret de certains qui se sont levés pour rien, l’adjectif « super » qui était attribué à notre satellite hier est lui, un peu plus réel. S’il est décrié par une partie de la communauté scientifique, l’adjectif de « super » se rapporte à une Lune légèrement plus grosse et plus brillante qu’à l’accoutumée.

Dans les faits, notre satellite est plus près de nous qu’habituellement ce qui donne l’impression qu’il est plus gros qu’au cours des autres nuits de l’année. Cette différence de taille n’est malgré tout pas visible à l’œil nu et elle ne diffère que très peu d’un jour à l’autre. Techniquement la Lune était hier à son périgée, c’est-à-dire à 350 000 kilomètres de nous. À ce moment-là elle est environ plus grosse de 7 % par rapport à l’apogée, le moment où elle est la plus petite possible dans le ciel.

En résumé, la Super Lune rose n’avait rien de rose, et sa taille, bien que légèrement plus grande n’en faisait pas un événement immanquable.

super lune
Différence entre une Lune et une « Super Lune » © Marco Langbroek

Des évènements lunaires à suivre ?

Si la Super Lune rose n’était pas si impressionnante qu’elle le promettait, des évènements lunaires existent pourtant bien, et sont très intéressants à suivre. C’est par exemple le cas des « Lunes rouges » ou « Lune de sang ». La prochaine aura lieu le 26 mai prochain, malheureusement il sera impossible de la suivre en France, seulement sur les cotes Pacifique de la planète. CE phénomène, qui donne une teinte orangée à notre satellite s’explique par sa position dans le ciel. En effet, la Lune se trouve à ce moment-là, juste derrière la Terre, dans son « ombre », la déviation des rayons du Soleil lui donne alors une teinte orangée.

Le prochain épisode de ce type, appelé « éclipse de Lune » par les scientifiques sera visible en France le 16 mai 2022 au petit matin. Un beau spectacle, peut-être moins populaire qu’une Lune rose, mais bien plus réelle.

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